vendredi 14 août 2015

Sagesse universelle

Au prêt-à-porter du convenu, il est de bon ton de nous refiler le proverbe récipiendaire de la sagesse universelle, le genre de citation qu’on te défend de remettre en question sous peine de passer pour un malpropre, genre la braguette ouverte au repas de la mariée. Il y en a un que je biche particulièrement, c’est : « Quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle ». Quand tu vois la légion de connards, d’abrutis sentencieux, de « braves gars » aux opinions dégueulasses, d’indigents de la pensée qui peuplent l’univers proche, tu te dis qu’à ce compte-là c’est seulement la collection complète de Oui-oui qui risque l’autodafé.
Et que l’on ne vienne pas m’expliquer que ce proverbe illustre l’oralité de la transmission du savoir. La sottise et l’à-peu-près empruntent les même voies (et les mêmes voix aussi). Pour un Homère du terroir tu as des centaines de salopards qui ont remplacé l’intelligence, la culture par la « dignité » et la « morale » tout en continuant leurs petites cochoncetés.
D’ailleurs que penser de ceux qui approuvent ces pompeuses sentences ?

2 commentaires:

  1. Puis-je dire que j'abonde dans votre sens, cher Tenancier ?
    Et à au moins 100 %, voire plus...

    Otto Naumme

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  2. Otto, je suis déçu. Je m'attendais à ce que vous déclariez que j'étais beau quand j'étais en colère.
    Je suis déçu... déçu.

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