jeudi 29 décembre 2016

Minute, papillon...

Voici une jolie curiosité par Raymond Gid. Abstenons-nous de toute glose autour de ce créateur (affichiste et typographe) et laissons nous aller à quelques images papillonnantes...











Ces quelques collages épars sont issus de « Comptine pour saluer le métier de marbreur » — A Monthiaume, chez Raymond Gid, 1963 — in-8° en feuilles à l'italienne tiré à 100 exemplaires sur papier de Rives numérotés (et justifiés), ornés de chûtes marbrées par Duval, relieur-marbreur à Paris (Coll. part. du Tenancier)

(Paru en février 2009 sur le blog Feuilles d'automne.)

5 commentaires:

  1. Voilà qui est ma foi fort agréable à l'oeil.

    Juste une question, cher Tenancier : dans cette acception, que signifie "marbreur" ?
    Dans ma partie, le "marbre" n'a certainement pas grand chose à voir avec celui de monsieur Gid, du moins j'imagine...

    Otto Naumme

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  2. Il s'agit du papier marbré dont vous voyez ici les chutes élégamment mises en scène et qui fait l'objet d'un métier, celui de marbreur. Comme vous l'avez deviné, le papier marbré est utilisé en reliure mais également pour la décoration d'objets. En gros, ce papier s'obtient en disposant plusieurs couleurs de peinture sur un bain en la « peignant » de manière à obtenir des motifs. Ensuite on couche une feuille dessus de manière à ce que la peinture s'y dépose. Il existe du papier marbré dit « industriel » utilisé pour les reliures courantes qui est évidemment moins riche et moins varié que celui produit par des artisans.

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    Réponses
    1. Merci, cher Tenancier !
      Je m'étonne moi-même de ne pas y avoir pensé, étant donné que je connaissais cette technique. Mais j'avoue ne pas y avoir pensé lorsque j'ai écrit hier matin. C'est le souci de ne pas toujours être bien réveillé à ces heures-là...
      Vous pourriez également parler du marbre de la presse, pour montrer qu'un même mot peut exprimer des choses bien différentes...

      Otto Naumme

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    2. Mon cher Otto, ce serait plutôt à vous d'en parler, non ?

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  3. Ben oui, Otto, on attend...

    ArD

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