samedi 24 mai 2014

On sait ce qu'on y perd...

Rien ne change et tout change. Ainsi, votre Tenancier s’occupe toujours de livres même s’il s’apprête sous peu à ne plus le faire sous la forme qui lui était coutumière (mais il ne sait trop encore comment cela va rebondir… on verra bien). Toujours est-il qu’il cause « livres » sur différents médias et donc sur Facebook où il lui arrive de fréquenter un aussi beau linge que céans. Il est vrai que votre serviteur fait gaffe de choisir ses potes. Et il fait bien. Mais, vous savez ce que c’est, les amis de nos amis, hein…
Tenez, l’autre fois, une copine que j’aime beaucoup relaie un message de blogue sur le fameux Petit manuel du parfait aventurier, de Mac Orlan. Pensez si je biche, car non seulement j’apprécie l’auteur mais j’adule ce petit texte au point que j’ai réussi à me procurer le volume des Éditions de la Sirène (1920) à une époque d’opulence.
Seulement, le billet avait l’air de présenter cet ouvrage comme étant de 1951. Pour être honnête, retranscrivons ce que nous avons pu lire dans ce billet :
« Le petit manuel du parfait aventurier est paru à la suite de l’édition de 1951 du recueil de brèves nouvelles grinçantes, La Clique du Café Brebis, une édition ultime ( ?) et, à la même époque, l’entré de Pierre Mac Orlan à l’Académie Goncourt ».
On admettra qu’une lecture hâtive pouvait amener à la même conclusion que la mienne : l’auteur du billet avait dégainé un peu vite. Je me fendis donc d’un commentaire en dessous du lien — accompagné de la couverture de mon exemplaire — se demandant ce que je devais faire de mon livre, entendant par là que je possédais sans doute un exemplaire uchronique. Je ne m’étalerai pas sur l’échange qui en a suivi et qui fut fort pénible car il s’est avéré que je touchais plus à la dignité offensée qu’au sérieux bibliographique. Cela aurait pu en rester là et j’avais d’ailleurs fais un pas dans ce sens, malgré le fait que l’on insinuait chez moi une disposition belliqueuse. Et là, cher lecteur qui me connaît, tu sais à quel point je peux l’être, c’est dire la retenue dont je fis preuve puisque je tentais par deux fois de « briser là ».
Mais voilà, on ne peut rien faire contre l’acharnement et voici in extenso l’amendement que je découvris dans le même billet :
« Pour faire suite à l'indignation d'un libraire érudit autant que tonitruant, je précise qu'il s'agit de cette édition. N'ayant pas de volume antérieur comme je le signale en tête de page, et ayant rédigé cette courte notule uniquement dans l'objectif de porter à la connaissance des amateurs une conception amusante de la profession de romancier, je n'ai pas pensé à chercher la date exacte de parution originale de ce texte amusant. Toutefois, après vérification soigneuse, j'affirme n'avoir jamais prétendu qu'il s'agissait de la date de parution originale. Je suis navrée si mes paroles ont pu être interprétées autrement et regrette de m'être mal exprimée. »
On pourrait répondre à l’auteur que ces qualificatifs sont outrés concernant ma personne, mais il l'étaient bien plus sur Facebook. Il est d’ailleurs difficile d’être tonitruant par écrit. Le souci se situe dans le manque de suite de l’auteur de ce blogue qui aurait peut être dû faire attention au reste de ses propos puisque juste au-dessus de la remarque me concernant il est écrit « Ce manuel date de l’âge d’après la Seconde Guerre Mondiale […] ». On pointera l’inconséquence du propos qui, niant avoir écrit une chose d’un côté, s’empresse de la confirmer de l’autre. J’en déduis donc que mon exemplaire du livre est bien uchronique ou alors que l'auteur du billet avait manqué quelque chose...
La profession de foi de ce blogue-là est paraît-il de partager, c’est du moins ce qui est indiqué en dessous de son titre. Comme on aurait pu dire dans les bousbirs chers A Mac Orlan : on sait ce qu’on y perd, mais on sait pas ce qu’on y trouve

11 commentaires:

  1. J'comprends pas bien ce que la dame blogue, m'enfin dixit Pascal Fouché :

    Tirage
    a) de tête à 38 ex. dont :
    3 vieux Japon : 1-3 (90 F)
    30 Corée ; 4-38 (25 F)
    b) ordinaire [sur Alfa d'Écosse] (4,50 F)

    Annonces

    Quatrième page de couverture du n°61 : 4F.
    Bibliographie de la France, 16 juillet 1920, vient de paraître.

    Notes

    - Catalogue 1920 : prix inchangés.
    - Catalogue 1923 ; 6e édition, prix inchangés.
    - Catalogue 1930 : 10 F.
    - Inventaire Lefebvre : 150 ex. D'après ses annonces et catalogues, Rombaldi a soldé des exemplaires de ce titre.
    - Repris dans Oeuvres complètes, XIV, Cercle du Bibliophile, 1970

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  2. J'ai rien compris mais vous avez tout mon soutien.
    :)

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  3. Oh, simple, Sandrine, quelqu'un affirme des choses en se contredisant et en me soufflant dans les bronches parce que je le remarque, c'est tout.

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    1. Mais la "passe d'armes" était sur le blogue de la dame ? Parce que j'ai trouvé son article, mais il n'y a pas le moindre commentaire. Aurait-elle joué des ciseaux ? L'échange a eu lieu en d'autres lieux ?

      Otto Naumme

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    2. Cher Otto, l'échange a eu lieu sur Facebook, principalement, ne voyant pas l'intérêt d'aller alimenter les statistiques de fréquentation de ce blog avec une querelle assez stérile.

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  4. Les lignes droites ne sont là que pour tromper les sots, Tenancier. Heureusement que vous nous livrez votre vision de la courbe !

    ArD

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    1. C'est notre côté Fier Sicambre, chère ArD.

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  5. La passe d'armes s'est déroulée sur mon mur FB Otto, j'avais relayé l'article du blog de cette amie. Et j'ai trouvé plus tard mes deux amis, Le Tenancier et elle en pleine dispute. Et deux amis qui se fritent chez moi, pouf pouf, j'ai annoncé la couleur, pas de ça dans ma maison! C'est moi la vilaine qui a joué des ciseaux, j'avoue.
    Béatrice

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    1. Ouh que c'est vilain ! Blague à part, ma chère Béatrice, vous avez eu raison.

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    2. Chère Béatrice, vous avez sans aucun doute eu tout à fait raison. Et, de toutes manières, comme je ne fréquente plus FB, je n'ai pas pu m'en apercevoir - ce qui ne me manque guère, je l'avoue...

      Otto Naumme

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