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Il
y a huit ans de cela, une personne exerçant la profession de relieuse
se répandit en propos raciste sur Facebook, ce qui ne saurait étonner
désormais, tant l’impunité en la matière a progressé. À l'époque, cela
restait "malaisant". On aurait pu croire que, au contact de métiers de
la culture, la fraternité entre les peuples eût été sauvegardée, ce qui
signale votre Tenancier comme un utopiste voir un naïf.
Cette
femme continue peut-être
d’exercer, on s’en moque. Il nous faut tout de même redescendre sur
terre et nous apercevoir que le milieu du livre est également truffé
d’imbéciles racistes. Comme je le dis plus haut et plus bas, l’extrême
droite était encore honteuse il y a huit ans. On fait, depuis, quelques
régressions qui produisent de l’indifférence face aux énormités qui se
répandent partout, y compris sur Facebook, où d’ailleurs beaucoup
d’entre nous s’y font plus discrets. S’éloigner du bruit du monde,
surtout celui-ci, si malsain, devient une nécessité de salubrité
publique…
(On
a laissé la syntaxe et l’orthographe d’une certaine saveur utilisées
par cette gardienne de la civilisation française…)
RÉPONSE À UNE DESTINATAIRE ABSENTE
Voilà, ce qui est écrit ci-dessous ne parviendra pas à sa destinataire
de mon propre gré puisque je lui ai bloqué l'accès vers mon mur. Je ne
destine cette réponse, en réalité, à personne. Il fallait que cela
sorte. Mais après tout, cela vaut pour une prise de position à qui
parcourrait ces lignes.
_______________________________
« Cher Yves, vous êtes parti à
la suite d'une conversation qui vous a déplu. »
Ma réaction ne tient pas du déplaisir, mais de la désapprobation.
L'insinuation se révèle souvent un marqueur idéologique. Cette pratique
démontre que vous, par votre approbation de cette insinuation, et la
personne qui n'ose proférer directement son accusation, êtes des
lâches. Je désapprouve la lâcheté.
« Vous m'avez laissé un message
de
trois kilomètres en MP (Messagerie privée) pour expliquer le melting pot qu'est
votre
famille et nous tous, ici avons à peu près le même melting pot. »
Vous ne semblez pas en avoir fait votre profit, à moins que ce mélange
familial vous indispose au point de renier ce qui fait le fondement de
notre identité. Vous vous élevez sans doute au-dessus de votre
condition et de vos liens, ou du moins les rejetez-vous. Il se trouve
d'ailleurs que vous semblez renoncer à beaucoup de choses dans la suite
de votre discours, ci-dessous. Quant au kilométrage, vous n'avez rien à
m'envier. L'ennui réside dans le fait que je suis obligé de vous
répondre phrase par phrase tant votre logorrhée est diffuse.
« Ce sont les ... petits points
qui vous ont dérangés derrière le terme l'expression "devinons qui". »
Puisque je faisais allusion à la lâcheté plus haut, voici la phrase qui
expose la minable rhétorique d'une extrême-droite encore honteuse. Il
m'apparaît, à moi, que cette ponctuation (ces petits points étant des
points de suspension, je précise) tourne à l'explicite non par ce
qu'elle veut faire croire, mais bien par son utilisation normative. De
manière générale, notre ami le facho procède de l'insinuation, il
invite à deviner, ponctue, mais ne conclue pas. Conclure serait
s'impliquer. Il faut reconnaître, à l'aune de cette réflexion votre
franchise, puisque vous allez ci-dessous au casse-pipe à sa place.
Toute cause a besoin d'un nigaud, vous remplissez brillamment la
fonction. À d'autres endroits, cela s'appelle un « idiot utile ».
« C'est pourtant une réalité,
insidieusement, les idées de tolérance qui n'ont rien à voir avec
l'ouverture d'esprit, ont fait place à une guerre idéologique que nous
refusons, mais qui en face, existe bel et bien. »
Nous revoici dans « l'insidieux », cousin germain du complot. Ainsi
donc si je traduis bien ce passage, nous serions victimes de notre
tolérance et vous êtes là pour tirer la sonnette d'alarme.
Permettez
ici que j'admire votre clairvoyance, vous qui vivez et travaillez à
domicile, dans un village qui, au dernier recensement héberge trois
cent huit habitants et dans un département dont la densité de
population le renvoie au soixante-dixième rang sur le plan national. Il
est certain que, vu de votre clocher, la situation française devient
intolérable, avec tous ces immigrés qui envahissent vos rues et qui,
insidieusement préparent votre Grand Remplacement. Comme je disais par
ailleurs, on s'attend à ce que s'érige bientôt un casbah dans les rues
de votre village. Je vous félicite pour votre aplomb. Moi-même, qui
adore l'exagération, je n'aurais pas osé.
« Ne rien dire sous pretexte de
tolérance fait ce chiffre: en 2017 les viols de jeunes filles ayant
atteint la majorité ont explosé: 30% en plus en France. »
On a dû vous le dire, déjà, à l'école primaire : quand on veut examiner
un problème, on lit bien l'énoncé avant de commencer. Le chiffre que
vous écrivez indique un accroissement des plaintes pour viols et non un
accroissement de cesdits viols comme vous le prétendez. Vous mordez la
nuance ? Non ? Pourtant, c'est encourageant : ces femmes ont décidé de
ne plus se taire. De toute façon, quand bien même vous auriez raison
sur ce point, ce dont je doute fort, votre corrélation avec la «
tolérance » provient encore de l'argumentaire d'extrême-droite la plus
rassie. Car enfin, quelle est cette tolérance sinon celle qui serait
décernée selon vos sous-entendus, à des immigrés ? Quels indicateurs,
autres que la propagande, vous permettent de l'évoquer ? On aurait cru
que l'imagerie de l'étranger violeur de nos filles et de nos compagnes
était une connerie obsolète, du genre saloperie pétainiste... Mais au
fait je réalise que votre charmant village n'est point trop éloigné de
Montoire. Des nostalgies, ma chère ?
« Alors je me tape de vous
avoir
perdu parce que vous n'avez pas apprecié mon adhésion à la thése de
Thierry Guinhut, qui comme vous, est seul responsable de ces propos,
comme vous. »
Mais je m'en tape tout autant, savez-vous ! Seulement je m'étonne. Car
il n'y a pas si longtemps vous me remerciez chaleureusement de :
Vous avoir refilé de la bibliographie électronique.
Vous avoir cité dans mon blogue.
Avoir mis vos vidéos sur le même blogue.
Vous avoir envoyé un client.
Je constate que vous vous en tapez quand on ne vous sert plus. Quant à
Thierry Guinhut dont je me moque bien, j'ai montré plus haut qu'il
n'était pas si responsable que cela.
« Un atelier de reliure est une
ouverture sur le monde immense, et l'idéologie n'a pas sa place. »
Qu'est-ce que ce serait, avec vous, si ça l'était !
« La culture,
l'invitation à lire et
à ouvrir grand les yeux, tout n'étant pas figé, congelé dans des
frilosités d'adolescent attardé qui n'aurait pas digéré quelques
rancoeurs passées, est une nécessité. Quelqu'en soit le prix à payer. »
Je me dois ici de vous satisfaire ; je suis un frustré inculte et je
dois sûrement, quelque part, être amoureux de vous ^^. Je comprends
mal, après mes vives manifestations quotidiennes de frustrations, que
vous vous en tapiez. Pour le reste : « La culture, l'invitation à
lire
et à ouvrir grand les yeux, » est consternant de banalité. Désolé.
« ( j'en ai marre de voir des
gens
des pays orientaux me dirent ce qu'est mon métier alors que je suis un
maitre artisan consciencieux, me manquer de respect parce que je suis
une femme, indépendante, ce à quoi les mâles occidentaux leur suivent
bon train les fesses .... en substance). »
Pays orientaux : cela commence normalement sur la rive est du Bosphore.
Vous devriez être plus précise. Admettons pour le plaisir de
l'hypothèse qu'un obscur Qatari, un Ouzbek passant par là vous
interpelle sur votre métier. Ne devriez-vous pas être enchantée, après
tout ? Je puis vous assurer que mes contacts ne vont pas si loin et
que, dans mon coin, les quelques personnes d'origine turque que je
croise sont plutôt tranquilles et sympas. Ce sont des Orientaux avec
lesquels je serais enchanté d'apprendre des choses, comme il en serait
de même avec d'autres personnes, de provenance plus proche ou plus
lointaine. Ah, je sais, je ne suis pas une « femme indépendante », cela
me gêne. Mais, même en faisant un effort, j'ai du mal à m'imaginer des
hordes d'Orientaux déferler devant votre porte, dans votre village,
pour vous faire la leçon sur les bradels ou les pleins maroquins
(quoique pour ces derniers, après tout...) Mais le fait que vous « en
ayez marre » n'est après tout que l'expression d'une disposition
naturelle. Vous vous plaignez à longueur de Facebook du malheur qui
s'abat sur vous quotidiennement, comme si la Horde d'Or venait camper
sur vos plates-bandes, ou bien que W9 était allumé en permanence sur
votre téloche, ce qui doit revenir au même dans votre imaginaire. Ce
discours victimaire qui traverse presque systématiquement vos
commentaires cachent en vérité une âme bien petite. Vous transposez
l'effet de vos propres maux dans un complotisme de pacotille.
« Petit à petit vous faites le
vide
autour de vous, développant un esprit élitiste et intolérant, vous avez
incendié une très bonne amie à moi, pour une publication approximative,
de façon verte, vous mettant dans une situation d'élitisme intellectuel
que précisemment vous rejetez en ce moment, une attitude qui consiste à
dire: moi seul détient la vérité parce que je lis des livres que
personne ne lit, des livres qui sont dignes de votre intéret puisque je
les trouve digne d'intérêt: permettez moi de vous dire que vous me
faites chier avec votre culture libertaire jusqueboutiste et que je ne
donne pas cher de celle-ci face à l'islamisation douce qui est en
train, en France, de faire sa place, avec des personnes de mon
entourage qui parce qu'ils sont dans leur bulles, transportent dans
tous les domaines, des preceptes graves sous couvert de tolérance à
l'autre. »
Par tous les dieux que cette phrase est longue ! Je décompose donc les
diverses propositions, si vous le voulez bien.
Je fais le vide autour de moi ? Nuance : je vire les personnes qui ne
me conviennent pas, c'est-à-dire celles dont les propos ou les
approbations agissent comme un émétique pour moi. Je m'empresse de vous
rassurer, c'est très rare et il faut vraiment être très con, très
raciste, ou trop facho pour m'impatienter. Vous voyez que vous avez
droit à un traitement de faveur avec moi puisque réunissant les trois
postulats vous êtes longtemps passée entre les gouttes.
Oui, j'avoue, j'ai dit à une personne qu'elle transmettait une connerie
sur mon mur. Je lui ai même transmis le lien qui démêlait la situation
réelle de l'imposture. Par une sorte de transsubstantiation, elle a
sans doute pensé que je la traitais de conne. Je me dis que les choses
sont bien faites : un con prend toujours sur lui une maladresse alors
qu'une personne ordinaire réagirait différemment. Quel repos que ce
discernement qui vous évite l'embarras de qualifier un con !
Pour les livres : je ne donne aucun conseil de lecture, je ne parle
pratiquement jamais de ce que je lis parce que ça me fatigue.
J'interviens parfois sur les propos qui me parviennent, souvent pour
m'amuser car, contrairement à vous, j'évite autant que possible de me
prendre au sérieux sur un endroit comme Facebook. Les seules fois où je
me mêle de parler d'un livre, c'est en manière de remerciement à
destination des amis qui me les ont fait parvenir. Pour les « livres
que personne ne lit », ça fera très plaisir aux quelques auteurs qui
fréquentent mon mur. À ceux-là, je leur dis : laissez pisser, les amis,
elle ne reviendra pas par ici. Il n'y a que moi à me défouler...
Je vous fais « chier » avec ma culture libertaire jusqu'au-boutiste,
hum hum ! Oui, cela à l'air, et vous vous êtes retenue depuis
longtemps, vu ce que vous me dépaquetez sur les godasses. N'empêche,
que cela vous convenait quand cela allait dans le sens de vos petits
arrangements, relisez donc plus haut ! En résumé, comme faux-derche,
vous vous posez un peu là. Moi, je trouve ça rigolo, en fin de compte.
Tout de même, cela cadre bien mal avec mon « élitisme ». Vous savez, le
milieu libertaire, toussa, ça ne carbure pas à l'élite (ou alors aux
litres, et du gommé) mais plutôt à la fraternité, vous savez le truc
qui permet aux hommes de se parler sans haine et sans crainte, j'vous
l'jure !
Bon, après on repart dans le délire de l’islamisation et du grand
remplacement vu de votre village de 308 âmes ! Je ne vais pas revenir
là-dessus, je ne suis pas un obsessionnel comme vous.
« Je suis ouverte d'esprit,
entend
beaucoup , essaie de comprendre mais en aucun cas, ne suis d'accord
avec ce grand mélange qui fait dire que finalement les arabes ne sont
pas aussi cons que l'Occident pendant 2000 ans a bien voulu nous le
dire, même plus intelligents que nous, le zéro est indien: forcing, la
loi du nombre a gagné, médiocrité ambiante des personnes de votre
culture sous pretexte d'une culture originale ayant oublié les
fondamentaux: le respect de l'autre, dans un sens comme dans l'autre. »
Non, je suis désolé, vous n'êtes pas ouverte d'esprit. Je sais que vous
aimeriez, mais je ne pense pas, quant à moi, que ce soit possible. Vous
n'y arriverez pas. Ou alors je serais tellement étonné que ce jour-là
sera un jour biblique, avec pluies de grenouilles, croix écarlates sur
les vêtements, nuées ardentes et ressuscitation de Claude François («
ressuscitation », ça se dit comme ça?). Oui, je concède, le zéro, tout
ça, il est pas arabe et gnagnagna. Que je sache, ça ne vient pas non
plus d'un pedzouille de la Beauce. Accordez qu'eux s'en sont
servi
avant l'Occident. Pour le reste, des cons ? Allez donc faire un tour à
l'Institut du monde arabe. Seulement, cela risquerait de heurter vos
convictions et vous risqueriez de vous plaindre, encore une fois, et là
ça nous fatiguerait.
« Concrètement: l'argent est
plutôt
aux émirats arabes et aux pétroleux ... ils se paient notre patrimoine,
nos artisanats d'excellence, nos universités ... quelle ne fut ma
surprise quand ma fille m'a dit que dans le choix de sa collègue en
première année de LEA, l'enseignement de la culture et civilisation
islamique était obligatoire au second semestre étant couplé avec la
culture et civilisation lusophone, quand la jeune fille en question n'a
pas envie d'étudier ces langues puisqu'elle a choisi un autre domaine?
Et des exemples comme ça sont
légions. »
Ah, mais, ma p'tite dame, ça s'appelle la culture générale, ce type
d'enseignement. Ce n'est pas un truc à la carte. Vous voyez, vous me
parliez d'ouverture d'esprit, de culture ? Eh bien voilà, paf, votre
fifille est confrontée à ça. Un peu de perspective lui fera du bien,
vous verrez. L'histoire permet de comprendre beaucoup de mécanismes
culturels et sociaux. Suffit de s'y intéresser un tout petit peu. Ah
mais, c'est vrai, il y a des musulmans là-dedans. Partant de là,
irez-vous jusqu'à me dire que l'enseignement de Lubitsch au cinéma est
dû au lobby juif ou que la prolifération des mangas préfigure une
Invasion Jaune ? De grands jours nous attendent, car je sens que le
monde des possibles s'ouvre par votre entremise !
Permettez-moi de songer que votre rejetonne, si elle se plaint à ce
sujet, doit être une sacrée feignante. Je la comprends, l'occupation
musulmane (en grande partie maghrébine d'ailleurs, et pas seulement
arabe) fourmille de dates et de noms, de lieux aussi. Magnifiques ces
lieux, d'ailleurs tant il est vrai que les hommes laissent leur
empreinte dans le paysage. Mais Grenade ou Cordoue ne valent pas votre
prieuré, n'est-ce pas ? Cependant je compatis, la contrainte est dure,
qui veut que l'on apprenne pour mieux comprendre.
« Partout sont effacés des
traces de
nos histoires, douleurs, plaies, et nous sont balancés le grand pardon
occidental devant tant de méfaits envers les pays colonisés … »
C'est vraiment le catalogue des griefs fachos. Tout y passe, les
vilains musulmans, le sacrifice de l'histoire, etc. C'est hallucinant,
lorsque l'on sait que nous sommes les champions en ce qui concerne les
publications historiques, tant dans le domaine des revues que des
collections. Nous possédons des chaînes historiques sur le câble, dont
une détenue par celui qui doit avoir votre sympathie puisqu'il s'agit
d'Éric Buisson. Arte et le reste du service public, radios, télé, ne
sont pas en reste dans ce domaine non plus. Il faut arrêter de parler
sans savoir, cela devient ridicule.
Quant au colonialisme, je tomberais plutôt d'accord avec vous : ceux
auxquels nous présentons nos excuses ne sont pas ceux à qui nous les
devons. Mais cela demande un développement que je ne me sens plus la
force, arrivé à ce stade, de faire. Lisez les classiques en la matière,
bon sang !
« C'est une réalité parce que
les
gens ne lisent plus des écrits pointus généralistes mais tout le monde
y va de son originalité à tout prix ... Lucien Polastron dans son livre
"Livres en feu" parlent des quelques Trente mille volumes, récoltés par
Origène Pamphile, Eusèbe, anéantis en Octobre 640, puis le calife Osma
décide qu'il n'y aura qu'un seul coran de valable, brulant toutes les
autres versions récoltées de façon orale ... le propagande a toujours
été bon train et plus que la vision politique que vous semblez
entendre, c 'est la vision concrète, les conséquenses de la grande
pauvreté entretenue par nos gouvernants socialistes afin de pourvoir à
leurs propres richesses qu'il faut lire ici: au final, tout le monde
est perdant: juifs, arabes, chrètiens ... nous nous entretuons parce
qu'il ne rentre en France que les déshérités de ces pays. »
Promis, on passe rapidement sur l'expulsion des juifs d'Espagne en 1492
sous le règne d'Isabelle la Catholique, la Sainte Inquisition, les
autodafés. J'avais déjà dit quelque part que l'Inquisition avait un
bilan carbone très négatif. On ne compte pas les bibliothèque brûlées
au cours de l'histoire. Chaque fois qu'un couillon pense avoir le
pouvoir, on y a droit recta : on brûle. Le calife Osma n'est pas le
premier ni le dernier que je sache. Seulement, à vos yeux, il a le tort
d'être Arabe. C'est lassant, votre façon de faire : ne prendre que ce
qui vous arrange.
Le reste, purée, j'ai du mal à comprendre. Qu'est-ce qu'un gouvernement
socialiste vient faire là ? Et quelle est donc la vision politique que
je semble « entendre ». Que je sache je ne m’entre-tue avec personne.
Quand aux déshérités, je les préfère aux racistes. C'est bête, mais ça
renvoie à l'énoncée de ma famille, l'autre fois. Les aïeux de certains
n'étaient pas tous des lumières en arrivant en France mais au moins ils
ont engendré des gens biens, tandis que les « Français de souche », moi
je trouve que ça sent le rance.
« Je préférerais qu'il entre
des
médecins, des universitaires, des professeurs qui se sont ouverts à nos
cultures, plutôt que des personnes en situation de déshérance totale
qui ne vont pas aider à redresser le niveau de la France déjà par terre
et qui vont être des pièces sur un jeu d'échecs prosélyte. »
La France est donc par terre — la pleurnicherie habituelle. Nous
possédions, selon le FMI, en 2013, le huitième Produit Intérieur Brut
(PIB) sur à peu près cent quatre-vingts pays. Je doute que cela ait
changé si brutalement que nous nous retrouvions au même niveau que le
Kiribati... Autrement, vous voici touchée par le syndrome Aznavour,
avec cette histoire de tri à l'arrivée. Dites-moi, ma chère, avec votre
nom d'origine germanique et considérant votre chiffre d'affaires,
n'avez-vous pas peur que l'on vous renvoie en Bochie ? Parce que selon
votre principe d'efficacité et comme vous pleurnichez incessamment sur
vos soucis pécuniaires, voici une solution pour nous, Français,
d'assainir notre « économie vacillante ». Je constate que la honte pour vous est un concept largement étranger.
Vous êtes du genre à enfoncer quelqu'un, sans pitié, dans la merde dans
laquelle il se trouve. En parallèle, vous nous servez une logorrhée
victimaire, accusant les autres de vos impuissances et de vos limites.
Le pire est attendu : votre immodestie transforme vos dires en
obscénités. Vos associations d'idées sont en réalité des associations
de malfaiteurs. Votre haine de l'autre conte assez votre détresse
devant votre propre déshérence. Que l'on ne compte pas sur moi pour
vous plaindre. Certains se noient en Méditerranée, vous, vous ne vous
noyez que dans votre médiocrité.
« Je souhaiterais aussi que les
universitaires qui font la course à l'argent arrêtent de lecher la
djellaba des commanditaires sous pretexte de tolérance et fassent de la
place aux érudits et intellectuels écrivains arabes qui vivent un
calvaire face à la misère intellectuelle de leurs pays. »
Je souhaite quant à moi qu'un de ces intellectuels vous réponde un jour.
Votre mot s'arrête là. Il était temps.
Je n'ai rien d'autre à ajouter.
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