mercredi 21 juillet 2021

CENT !

L'historiette de Béatrice que vous venez de lire est la centième publiée sur le blog. Le plaisir éprouvé à lire ces saynètes, rédigées avec concision et humour ne vas pas se tarir si vite. Nous en possédons presque autant et nous gageons que le répertoire s’étoffera avant que nous venions à bout de notre réserve. Merci à Béatrice, pour ces infimes morceaux de la comédie humaine et d'avoir autorisé le Tenancier à les reproduire. On espère qu’un jour un éditeur aussi avisé que le fut Fabrice Mundzik entreprenne une édition augmentée de ces historiettes…

Une historiette de Béatrice

Seule visite de la journée: la prof de théâtre venue choisir pour ses élèves un cadeau de fin d'année, avec sa liste de 18 prénoms et son inspiration. Un roman poche pour chacun. Et son fiston sagement assis en face de moi, lisant des BD en attendant patiemment. Bonheur.

lundi 19 juillet 2021

Manière de finir

[…] J’espère que le parallélisme du destin de Poulet-Malassis et du mien s’arrêtera là : il a fait faillite (comme les trois quarts des éditeurs). Notons qu’il vaut mieux mourir après avoir fait faillite avec les Fleurs du Mal sur sa tombe que disparaître en laissant une fortune tirée de littératures ou médiocres ou indignes.
 
José Corti : Souvenirs désordonnés (1983)

Page de titre

Les Cochins

samedi 17 juillet 2021

Sur la « littérature de divertissement »

« Il se peut qu’une certaine forme de roman, dans ses aspects d’ailleurs les plus conventionnels, paraisse périmée, parce qu’elle n’est déjà plus en mesure de concurrencer ne serait-ce que ces jeux vidéo à l’intérieur desquels il est désormais possible de pénétrer et, dans la plus parfaite illusion, d’affronter de véritables images de synthèse — pourra-t-on bientôt s’y réfugier à jamais, jouir et y mourir de la même façon ? Mais il n’en est pas moins vrai que la littérature, comme sur le mode antique et dépassé de l’oracle, reste seule maîtresse et gardienne du sens. Car, dans ce monde progressivement hypnotisé et hébété par ses prouesses technologiques, la littérature, en tant qu’elle repose sur l’articulation du signe écrit, et donc sur le développement d’une pensée discursive, garde encore la capacité de pas être la dupe de ces nouvelles aliénations.
On voit donc aussi ce que sa composition comporte de périls : sur son déclin tant qu’elle s’obstine à vouloir conserver son statut de simple objet de divertissement, elle ne fait plus le poids, n’ayant ni les moyens ni la volonté de rivaliser sur le terrain de la fascination : en ce quelle consiste à exercer, même indirectement, sa fonction critique, elle constitue un obstacle à l’instauration du pouvoir de la sujétion généralisée. »

Alain Nadaud : Malaise dans la littérature (1992)
, in : Revue Quai Voltaire n°6

Les Cochins

vendredi 16 juillet 2021

10-18 — Alfred Assollant : Aventures merveilleuses mais authentiques du capitaine Corcoran




Alfred Assollant

Aventures merveilleuses mais authentiques du capitaine Corcoran


n° 969

Paris, Union Générale d'Édition
Coll. 10/18
Volume sextuple

448 pages
Dépôt légal : 2e trimestre 1975
Achevé d'imprimer : 21 avril 1975

Précédé d'une note biographique signée F(rancis)L(acassin)

(Contribution du Tenancier)
Index

Les Cochins

mercredi 14 juillet 2021

Une historiette de Béatrice

En train de ranger, au fond de la boutique. Je les vois entrer et lance un bonjour. Pas de réponse. Ils n'ont sans doute pas entendu et épluchent immédiatement les étagères. Je viens vers eux, sourire, et relance un bonjour. Ils ne tournent même pas la tête. C'est officiel, je suis transparente.

Les Cochins

mardi 13 juillet 2021

Vrain-Lucas à la radio

À l'instar de notre camarade George Weaver sur son blog, orientons le lecteur intelligent vers une émission de radio. Les habitués connaissent la grande entreprise de recyclage des émissions passées de France Culture en nocturne. Il y a peu, l'occasion s'est présentée de réaliser une nuit entière consacrée au thème du manuscrit à l'aide de diverses rediffusions sur le sujet. Cette Nuit des manuscrits à comporté quatorze émissions :

 — Nathalie Mauriac : "Le manuscrit est en soi un objet qui attire tous les fantasmes parce que c'est un peu une partie du corps de l'écrivain"
 — Inestimables manuscrits de Qumrân
 — Denis Vrain-Lucas: faussaire en toutes lettres
 — L'histoire du manuscrit des "Cent Vingt Journées de Sodome" du Marquis de Sade
 — Hervé Bazin : "Je savais que je ne conserverai pas mes premiers manuscrits"
 — Madeleine Portemer : "On assiste comme à une renaissance des manuscrits enluminés au XVIIème siècle grâce aux productions du calligraphe Nicolas Jarry"
 — "Brassens en tant que poète se soumet à la double obligation du mètre et de la rime"
 — Révérend Scott : "Le caractère de Jeanne d'Arc est, à mon avis, le plus noble qui a jamais existé dans le monde entier, elle est unique"
 — Les manuscrits ne brûlent pas : Le KGB et la littérature
 — Histoire du manuscrit des mémoires de Casanova
 — En janvier 1810, Germaine de Staël écrivait à Juliette Récamier : "Chère Juliette, faites qu’il m’aime et qu’il ne vous aime pas"
 — Roger Caillois : "Le roman "Manuscrit trouvé à Saragosse" ou "La Duchesse d'Avila" de Jan Potocki est une oeuvre exceptionnelle"
 — Un collectionneur de manuscrits et bienfaiteur de l'histoire de la littérature française : Charles Spoelberch de Lovenjoul
 — Nathalie Mauriac : "Ces feuillets de Marcel Proust font entrer dans l'évocation d'une vie de famille sans faire peser tout le poids du chef-d'oeuvre"

On ne résiste pas ici à l'envie de vous convier à l'écoute de l'émission de Vincent Charpentier consacrée à l'archéologie, Le Salon noir, au sujet de Vrain-Lucas, l'un des faussaires les plus célèbres de l'histoire des lettres.

vendredi 9 juillet 2021

Une volée de plomb à l'antique

L’on commente rarement l’actualité et l’on fait ici une exception à l’annonce de la remise en route de l’imprimerie au plomb de l’IFAO au Caire, celle qui sert à la reproduction des hiéroglyphes. Pour en savoir plus, nous vous incitons à vous reporter à cet article en ligne de Science et Avenir, rédigé par Bernadette Arnaud, qui vous expliquera bien mieux que le Tenancier l'intérêt de cette renaissance. 
 

jeudi 8 juillet 2021

Une historiette de Béatrice

La porte de la boutique est plus que branlante, dégondée, et ne s'ouvre qu'en partie à cause du sol inégal. Mes habitués la connaissent bien, et pour les autres une affichette leur annonce la couleur.
Merci d'ouvrir la porte avec douceur, elle est ancienne et fragile.
Il l'ouvre brutalement, donc elle se bloque. Il essaie de forcer avec son épaule, puis met un coup de pied dedans en me souriant.
« Mais vous allez me la casser !
— Vous n'avez qu'à la changer, si elle est si ancienne que ça.
Hou, il me plaît d'entrée, celui-ci.
— Vous avez des biographies de chez Payot? Vous savez, les seules bonnes biographies. Vous connaissez ? »
Houlà, reste calme Béatrice. Respire.

Les Cochins

mercredi 7 juillet 2021

10/18 — Cause commune 1977/1 : La ruse




Cause commune 1977/1

La ruse


n° 1443

Paris, Union Générale d'Édition
Coll. 10/18
Volume quintuple

256 pages (255 pages)
Dépôt légal : 2e trimestre 1977
ISBN 2.264-00161-5

TABLE DES MATIÈRES

C.C. : La ruse, c'est bien plus que la ruse
Jean Duvignaud : Pourquoi « la ruse » ?
I
Politique de la ruse
Georges Balandier : Ruse et politique
Lucien Sfez : Décisions, ruses, sacrifices
Yves Delahaye : Simulation et dissimulation
II
Les Ruses et la Raison
Georges Perec : les lieux d'une ruse
Paul Virilio : l'entreprise des apparences
Jean Duvignaud : l'hypocrite
III
Les champs de la ruse
Jean-Pierre Corbeau : les champs de la ruse et Hétéronotes à propos de la ruse
Marie-José Hourantier : Ruse et sorcellerie
Jean-Michel Palmier : le négativisme social et la montée du nazisme
Marthe Bloch : Don Juan et la ruse
IV
Hétéronotes
Antoine Gallien : Rebelles, malgré tout
Jean Duvignaud : les « Niches »
Georges Sebbag : la Double détente


(Contribution du Tenancier)
Index

Les Cochins

mardi 6 juillet 2021

dimanche 4 juillet 2021

Fontstache

Voici une image piquée au site La Boîte Verte qui nous fait perdre notre temps à chaque fois que l'on y atterrit. On vous incite à vous y égarer également.