lundi 20 avril 2026

Ma vie est un décrochage régional de Fr3

Un gimmick me fait sourire, à propos de reportages sur un écrivain ou un quelconque pondeur de rapport : on le filme tout le temps à lire son bouquin, comme s’il était en train de le découvrir au quotidien avec une voix off « Nous avons trouvé Jean-François Tartempion chez lui, pour nous parler de son dernier livre ». Vous imaginez, vous, un type qui a écrit un texte pendant des mois, qui s’est emmerdé à trouver le mot juste, l’expression ad hoc se pencher de nouveau dans son bouquin, comme s’il était tout seul, avec l’air concentré ? Qui peut croire que c’est crédible ? En tout cas, ça n’effleure pas les journalistes de la téloche qui nous servent à chaque fois la même image et qui tentent de convaincre le pauvre écrivain de paraître focalisé sur un truc qu’il connaît jusqu’à l’écœurement...

dimanche 19 avril 2026

Une historiette de Béatrice

Il regarde les livres offerts du panier à l’extérieur, tanguant mais debout, une bouteille de whisky à la main. « Vous auriez quelque chose à me conseiller, j’aime bien les trucs qui cultivent, je ne peux pas choisir, vous voyez ».
Je vois bien, mon gars.

jeudi 16 avril 2026

Une annonce du Tenancier

Je tiens à signaler que je n’ai pas quitté Grasset.
Parce que je n’y suis pas rentré.
Parce que je n’ai même pas essayé.
Parce que j’en ai rien à foutre de ces bourges.
(Il est vrai aussi que mon avis n'a aucune importance.)

mardi 14 avril 2026

Il n'est jamais trop tard pour s'expliquer des choses...

Le Tenancier est un vieux et cette qualité encore récente (du moins, il veut le croire) l’autorise à pratiquer des petites manies telle la consultation des dictionnaires, de préférence spécialisés afin de mesurer l’étendue de ses ignorances, état qu’il applique au pluriel, bien entendu. En ce moment, un ouvrage retient son attention, il s’agit du Dictionnaire de linguistique de Georges Mounin (édition de 1974), acquis lors de son activité de libraire. Quel délice, cet ouvrage ! Certes on doit être pervers ou bien vieux pour le savourer, on le conçoit bien. Ainsi, à cette occasion, on est tombé sur le mot Pseudo-agrammatisme, dont voici la définition :
Pseudo-agrammatisme : Patho. — Trouble de la morphologie et de la syntaxe résultant d’un déficit intellectuel. Ce terme sert à opposer les anomalies du langage d’un aphasique et celles d’un imbécile, par exemple, chez qui il n’y pas à proprement parler de trouble du langage (l’on peut supposer qu’il y a expression adéquate d’une pensée déficiente).
On entendra « morphologie » sous son acception linguistique et « imbécillité » par son paradigme clinique…
Là, tout à coup, on s’explique la qualité des commentaires dans certains réseaux sociaux et un peu la cause de l’émergence de l’Idiot du village planétaire, souvent fasciste…
Décidément, rien ne vaut les vieux dictionnaires pour apprendre le monde.

dimanche 12 avril 2026

Où Letort fiche sa dem'

 Il faut bien dire qu'on l'avait cherché, sur ce coup-là...
(On peut cliquer sur le texte pour mieux voir)



samedi 11 avril 2026

Une historiette de Béatrice

Madame :
Bonjour, est-ce que vous avez des livres sur l'histoire de Bayonne ?... Ah mais non, ça ne va pas du tout, il n'y a pas d'images. Je cherche des livres avec des images.
Monsieur, en même temps :
Est-ce que vous faites des petits prix ici ?

vendredi 10 avril 2026

Où le Tenancier a tout de même de la chance avec ses éditeurs. Le dernier en date est très bien, si si...

L’une des distractions goûtées par un auteur consiste à contempler un microcosme depuis sa table à un salon du livre. Je participais il y a peu en compagnie de l’éditeur de mon dernier ouvrage (Voyage d’un renégat, à Terres du Couchant) à une signature dans une de ces manifestations, au sein d’une salle de sport avec ses habituels traçages au sol, ses panneaux de basket et l’affichage de la marque qui se mettait à déconner de façon stridente par intermittence. Ainsi, je me trouvais tout de même en pays de connaissance puisque des personnes de mon coin se situaient juste en face et un peu plus loin dans la même allée que moi. De même, le plaisir partagé avec les deux auteurs et de notre éditeur à notre propre table valait la peine de s’être déplacé. Comme je suis peu habitué à ses manifestations, ayant un tempérament grégaire, pas de permis de conduire et habitant à dache, je n’avais pas pris en compte un phénomène qui semble récurrent : l’auteur en puissance qui cherche un éditeur. Le premier arrive sur le stand, ne regarde même pas les livres — enfin si : l’alignement des couvertures — ne calcule pas les personnes derrière la table quand il ne semble pas les considérer comme des salauds de concurrents, converse avec l’éditeur, lequel expose une affabilité à toute épreuve et nous quitte avec l’air de trouver que notre bite à un goût — pardon pour la crudité de l’expression, mais l’impression restait vive. Le second auteur, une auteure en l’occurrence, cherchait à faire publier « une expérience de vie » non sans se plaindre de l’édition en général, du moins de ce que j’ai saisi à la volée. Évidemment, l’éditeur ne publie pas ce genre d’absurdité… Tout de même, je me suis mis à estimer cet homme qui doit faire preuve de longanimité face à des personnes qui semblent penser que les éditeurs relèvent du service public. En plus, ses sandwichs n’étaient pas mauvais. Alors, songez-y, un éditeur qui nourrit ses auteurs et d’une humeur égale, vous ne croyez tout de même pas qu’on va le partager, hein ? Vous voulez que je vous dise, même ?
Eh ben, c’est même pas du fayotage, je l’aime bien, ce gars-là.


jeudi 9 avril 2026

Les divertissements d'un auteur

Certains parmi les lecteurs d’ici, savent que votre Tenancier fabrique de temps à autre quelques brochures. Après les avoir mentionnés en partie sur son site d’auteur, il a décidé de confectionner un petit machin à part qu’il alimentera quand cela lui chantera, presque au hasard (mais une fois cités en tête de liste, les titres retrouveront l’ordre chronologique d’édition). On dénombre presque une quarantaine de ces opuscules, produits par le Tenancier depuis 2003. Il reste donc du travail à accomplir pour compléter ce catalogue, ce à quoi nous nous appliquerons à la paresseuse…
En attendant, vous pouvez (re)découvrir les premières entrées ici.

jeudi 5 mars 2026

Voyage d'un renégat


Votre Tenancier chéri continue son année avec un court roman, après une nouvelle et la publication d’une anthologie sous sa direction. Allez donc voir sur le site de l’éditeur, Terres du Couchant puis lisez les premières pages.



jeudi 26 février 2026

Une historiette de Béatrice

Le client habitué qui revient après un an, ou quelques mois, je ne sais pas exactement. Qui regarde son rayon de prédilection et lâche un « Eh bien, ça n'a pas beaucoup changé » en soupirant.
La joie de vivre incarnée, jamais un sourire, alors pensez un mot gentil, il repart, auréolé de sa suffisance, en me demandant un sac pour protéger le magazine qu'il tient en main.

mercredi 25 février 2026

Histoire du comte Fabrizio

Le temps passe et le Tenancier continue d'être publié dans le magazine Lard-Frit avec, cette fois-ci, une nouvelle inspirée du Guépard et de la dégustation des macaronis, tout ceci exposé avec tout le sérieux requis dans ce genre de récit. Naturellement.


La page de ce numéro se trouve ici