samedi 11 avril 2026
vendredi 10 avril 2026
Où le Tenancier a tout de même de la chance avec ses éditeurs. Le dernier en date est très bien, si si...
L’une des distractions goûtées par un
auteur consiste à contempler
un microcosme depuis sa table à un salon du livre. Je participais il y
a peu en
compagnie de l’éditeur de mon dernier ouvrage (Voyage d’un
renégat, à Terres du Couchant) à une signature dans une
de ces manifestations, au sein d’une salle de sport avec ses habituels
traçages au sol, ses panneaux de basket et l’affichage de la marque qui
se mettait
à déconner de façon stridente par intermittence. Ainsi, je me trouvais
tout de
même en pays de connaissance puisque des personnes de mon coin se
situaient
juste en face et un peu plus loin dans la même allée que moi. De même,
le plaisir
partagé avec les deux auteurs et de notre éditeur à notre propre table
valait
la peine de s’être déplacé. Comme je suis peu habitué à ses
manifestations,
ayant un tempérament grégaire, pas de permis de conduire et habitant à
dache,
je n’avais pas pris en compte un phénomène qui semble récurrent :
l’auteur
en puissance qui cherche un éditeur. Le premier arrive sur le stand, ne
regarde
même pas les livres — enfin si : l’alignement des
couvertures —
ne calcule pas les personnes derrière la table quand il ne semble pas
les
considérer comme des salauds de concurrents, converse avec l’éditeur,
lequel expose
une affabilité à toute épreuve et nous quitte avec l’air de trouver que
notre
bite à un goût — pardon pour la crudité de l’expression, mais
l’impression
restait vive. Le second auteur, une auteure en l’occurrence, cherchait
à faire
publier « une
expérience de vie »
non sans se plaindre de l’édition en général, du moins de ce que j’ai
saisi à la
volée. Évidemment, l’éditeur ne publie pas ce genre d’absurdité… Tout
de même,
je me suis mis à estimer cet homme qui doit faire preuve de longanimité
face à
des personnes qui semblent penser que les éditeurs relèvent du service
public. En
plus, ses sandwichs n’étaient pas mauvais. Alors, songez-y, un éditeur
qui
nourrit ses auteurs et d’une humeur égale, vous ne croyez tout de même
pas qu’on
va le partager, hein ?
Vous voulez que je vous dise, même ?
Eh ben, c’est même pas du fayotage, je l’aime bien, ce gars-là.
Eh ben, c’est même pas du fayotage, je l’aime bien, ce gars-là.
jeudi 9 avril 2026
Les divertissements d'un auteur
Certains parmi les lecteurs d’ici,
savent que votre
Tenancier fabrique de temps à autre quelques brochures. Après les avoir
mentionnés en partie sur son site d’auteur, il a décidé de
confectionner un
petit machin à part qu’il alimentera quand cela lui chantera, presque
au hasard
(mais une fois cités en tête de liste, les titres retrouveront l’ordre
chronologique d’édition). On dénombre presque une quarantaine de ces opuscules,
produits par le Tenancier depuis 2003. Il reste donc du travail à
accomplir
pour compléter ce catalogue, ce à quoi nous nous appliquerons à la
paresseuse…
En attendant, vous pouvez (re)découvrir les premières entrées ici.
En attendant, vous pouvez (re)découvrir les premières entrées ici.
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lundi 9 mars 2026
jeudi 5 mars 2026
Voyage d'un renégat
| Votre Tenancier chéri continue son année avec un court roman, après une nouvelle et la publication d’une anthologie sous sa direction. Allez donc voir sur le site de l’éditeur, Terres du Couchant puis lisez les premières pages. |

jeudi 26 février 2026
Une historiette de Béatrice
mercredi 25 février 2026
Histoire du comte Fabrizio
Le temps passe et le Tenancier continue d'être publié dans le magazine Lard-Frit avec, cette fois-ci, une nouvelle inspirée du Guépard et de la dégustation des macaronis, tout ceci exposé avec tout le sérieux requis dans ce genre de récit. Naturellement.

La page de ce numéro se trouve ici
dimanche 22 février 2026
Autodafé
On voudra bien ne pas tenir rigueur
au Tenancier de réutiliser un billet en provenance de son ancien blogue
Feuille d’automne, mais l’esprit d’escalier règne en maître dans le capharnaüm qui lui sert de cerveau et l’allusion dernière à la liste Otto l’a mené jusqu’à la
réminiscence de cet extrait.
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vendredi 20 février 2026
Pornographie (bis)
« C'était certainement une impressionnante collection de pornographie, gâchée seulement par la section sans éclat consacrée aux légumes de la fin du printemps. »
(Glen Baxter)
(Glen Baxter)
mercredi 18 février 2026
L'ordre commence par la préoccupation de tenir des listes à jour.
À une amie libraire qui ignorait l’existence de la Liste Otto, je lui ai indiqué qu’elle aurait sans doute la chance d'en découvrir un équivalent dans un avenir proche : à elle le frisson du livre sous le manteau, des perquisitions dans les fonds de librairies et des poursuites judiciaires, voire plus si affinités, comme on dit... Tenez, livrons-nous à un jeu : comment s’appellerait cette nouvelle liste, les amis ?
lundi 16 février 2026
Une historiette de Béatrice
samedi 7 février 2026
Qu'est-ce que ça peut vous foutre ?
| Une
question hante actuellement les animateurs de radio ou
de télévision, insinuant que la création agirait comme une thérapie.
Cette
interrogation démontre à quel point nous avons raison de traiter ces
interviewers « d’animateurs » et non de journalistes.
Ceux-là sont curieux et opèrent sur diverses sources, or en mettant en
avant,
presque à chaque occasion, l’idée d’un exorcisme dans le travail de
création,
on devine implicitement que cela concerne cette espèce de littérature
qui ne se
révèle pas autre chose que l’adaptation « littéraire » d’articles pour
magazine féminins (pêle-mêle : le deuil, l’anorexie, l’inceste,
etc.) Le
fait de savoir que cette littérature existe ne nous dérange pas
particulièrement, la grosse artillerie éditoriale en fait son beurre,
tant
mieux, tant pis, on s’en moque. Au sujet de l’exorcisme ou de la
thérapie par l’écriture,
on connaît l’influence de psychiatres paresseux sur une bourgeoisie qui
s’emmerde :
« Écrivez ce qui
vous hante » supplée
à une imagination quelque peu défaillante… Il arrive que certains de
ces « auteurs »
gaffent et avouent ce qui a provoqué ce prurit d’écriture. Comme
lesdits
animateurs ont l’air de fréquenter les mêmes psys, nous nous retrouvons
devant
la piètre alternative, en allumant le poste, du choix de notre
poison :
veuvage, anorexie, inceste, le tout sur fond historique, si possible.
Quant à
nous, derrière ce clavier, à la question d’un exorcisme pour ce qui
concerne
notre production, nous n’aurions qu’une seule réponse :
« Qu’est-ce que ça peut
vous foutre ? » Autant le dire ici. |
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