Un gimmick me fait
sourire, à propos de
reportages sur un écrivain ou un quelconque pondeur de rapport :
on le
filme tout le temps à lire son bouquin, comme s’il était en train de le
découvrir au quotidien avec une voix off « Nous
avons trouvé Jean-François Tartempion chez lui, pour nous parler de son
dernier
livre ». Vous imaginez, vous, un
type qui a écrit un
texte pendant des mois, qui s’est emmerdé à trouver le mot juste,
l’expression
ad hoc se pencher de nouveau dans son bouquin, comme s’il était tout
seul, avec
l’air concentré ? Qui
peut croire que c’est crédible ? En
tout cas, ça n’effleure pas les journalistes de la téloche qui nous
servent à
chaque fois la même image et qui tentent de convaincre le pauvre
écrivain de
paraître focalisé sur un truc qu’il connaît jusqu’à l’écœurement...
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