lundi 17 septembre 2018

Haussons les épaules sur le bord du précipice

Un sujet de divertissement pour le Tenancier, ces jours-ci réside dans la récurrence de papiers à vocations « philosophiques » qui dissertent sur le monde, l’effroi, la fin. Non qu’à ses yeux elles se révèlent injustifiées mais il semble que tous ces messieurs (pas trouvé de dame sur le sujet, mais je n’ai pas tout regardé) se soient donné le mot, comme un nouveau fonds de commerce à exploiter. Le catastrophisme de salon avec la rhétorique ad hoc plaît et alimente la petite musique des médias. La fin est proche, repentons-nous ! Comme si nous avions négligé les avertissements, depuis le temps et comme si tout le monde se sentait concerné. Eh non, on va tous mourir, m’sieur dame, sachant que la seule fin du monde dont nous sommes sûrs est celle qui accompagne la fin de notre existence personnelle. En attendant, à l’instar des années quatre-vingt lorsque nous nous résignions à recevoir des SS20 sur la gueule au beau milieu de nos pistes discos, nous continuerons à cracher dans l’eau où flottent les poissons le ventre à l’air. Car ce monde ne vaut que cela. J'exagère ? Vous croyez bien à la sincérité de Hulot et au système électoral...

6 commentaires:

  1. Que voulez-vous, la fin du monde n'est plus ce qu'elle était.
    On l'a souvent vue plus haute en couleur.

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    1. C'est vrai, ça, un missile balistique a plus de gueule...

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    2. Ou une grande peur de l'An Mil, une averse de criquets, une bande de dépenaillés millénaristes qui rôtissent leur seigneur en attendant... Et ne soyez point trop moqueur avec les missiles, je tiens la séquence de fin de Dr Strangelove pour un grand moment de cinéma.

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    3. Je ne me moque pas, cher Jules, d'autant que j'apprécie aussi le film. Mais ne confondons pas les vecteurs, ce bon vieux B52 avec les Pershing. Kong chevauche la bombe et point l'ogive. La confusion reste tout à votre honneur puisqu'elle vous disqualifie de toute prétention à la connaissance martiale (à moins que...)

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    4. Il est tout à fait vrai que cette merveilleuse suite de champignons est due à une série de bombes et pas de missiles. Mais le résultat du missile est à peu près le même.
      Ce qui me rappelle deux choses : que la dernière fois que j'ai pénétré dans un de ces avions à bas prix qui font fureur, la chanson qui accompagnait notre mise en place était justement "We'll meet again". J'avoue que ça m'a terrifié.
      Pour les missiles, il me souvient d'un certain match Pershing / SS20 des années 80. Un Parti à prétention ouvrière et européenne, donc de droite, faisait de la retape dans nos rues avec ce slogan qu'à l'époque nous trouvâmes involontairement hilarant MIEUX VAUT UN PERSHING DANS SON JARDIN QU'UN SOLDAT RUSSE SUR SA FEMME.
      Si !
      Je me souviens aussi qu'on a foutu leur table en l'air et qu'ils ont couru.

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    5. Ah non, mon cher, le résultat n'est pas le même puisque sans le B52, nib de Folamour !
      Autrement, l'anecdote de la chanson a effectivement de quoi foutre les flubes.
      Enfin, nous nous rappelons des training auprès de ces affaiblis du bulbe... on courait beaucoup dans nos folles jeunesses, pour mettre le vieux monde derrière soi ou parce que celui-ci tentait de nous choper, et puis aussi pour faire un brin de compagnie.
      À ce propos :cadeau.

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