« C'est en coupant la cordée qu'on voit les Marat d'eau douce. »
samedi 4 octobre 2014
jeudi 2 octobre 2014
Du nez des nains...
Les années 30 furent une période de frénésie sexuelle dans
le cinéma américain. Jouant avec la censure, on vit nombre d’extases suspectes
et de conduites déviantes. Que l’on songe à Fay Wray dans King Kong — on
reviendra sur le sujet un jour — ou au sadisme du Comte Zaroff, parmi les
innombrables exemples qui ne se cantonnaient d’ailleurs pas au fantastique mais
débordaient également sur les screwball
comedies et autres types de films. Une création de 1937, universellement
reconnue comme un chef-d’œuvre de l’animation n’échappe particulièrement pas à
des essais de contournements de censure. Il s’agit de Blanche Neige et les sept nains. Nous avons certes en mémoire l’image
de la reine qui prend les traits de Joan Crawford déambulant dans des
catacombes dont l’aspect méphitique fut inauguré plusieurs années auparavant
par les images mortifères de la première vamp du cinéma, Theda Bara :
cadavres enchaînés, barreaux, cellules, accessoires de torture… on ne s’ennuyait
nullement dans les caves de Buena Vista et d'ailleurs. On passera sur la symbolique de l’assassinat
au couteau par le chasseur qui se trouve dans le conte originel et qui ne nous
apporte pas une jouissance particulière — sur le plan cinématographique,
voulons-nous dire… Quant à la symbolique de la pomme, nous renvoyons tout le
monde au visionnage du film.
Il est cependant une autre symbolique largement exploitée dans le film à plusieurs reprises et dont la scène inaugurale est si éloquente qu’elle se passe de commentaire. Il s’agit de l’utilisation du nez comme attribut sexuel. Expliquons-nous par l’image en signalant en préambule que Blanche neige arrive à la demeure des sept nains et croyant arrivant chez des enfants. Après une séance de ménage, fatiguée, elle s’endort en travers de trois des petits lits. Les nains arrivent dans le dortoir, pensant y trouver un monstre…
Il est cependant une autre symbolique largement exploitée dans le film à plusieurs reprises et dont la scène inaugurale est si éloquente qu’elle se passe de commentaire. Il s’agit de l’utilisation du nez comme attribut sexuel. Expliquons-nous par l’image en signalant en préambule que Blanche neige arrive à la demeure des sept nains et croyant arrivant chez des enfants. Après une séance de ménage, fatiguée, elle s’endort en travers de trois des petits lits. Les nains arrivent dans le dortoir, pensant y trouver un monstre…
![]() |
→ | ![]() |
→ | ![]() |
![]() |
→ | ![]() |
→ | ![]() |
![]() |
→ | ![]() |
→ | ![]() |
![]() |
→ | ![]() |
→ | ![]() |
L’identification de la maturité des nains par le
jaillissement — dirions nous : « la turgescence » — des
appendices nasaux a fait la joie secrète de votre Tenancier alors qu’il
visionnait cela en compagnie de ses filles en bas âge. Depuis, elles ont grandi
et elles savent, le Tenancier n’a donc plus à se cacher ! Un autre passage
du film utilise encore le nez de façon fort éloquente, celui où Blanche Neige
embrasse le front de Grincheux. La conclusion de ce baiser et la direction
finale du nez nous informe éloquemment sur la sexualité qui règne là-bas.
Note qui n’a presque rien à voir : les images utilisées proviennent d’une version remastérisée. Nous soupçonnons que la maison Disney ne s’est pas arrêtée à cela et qu’elle a fait redessiner les personnages, leur prêtant de fâcheux caractères néoténiques. Sans doute un lecteur cinéphile saura nous confirmer la chose…
Note qui n’a presque rien à voir : les images utilisées proviennent d’une version remastérisée. Nous soupçonnons que la maison Disney ne s’est pas arrêtée à cela et qu’elle a fait redessiner les personnages, leur prêtant de fâcheux caractères néoténiques. Sans doute un lecteur cinéphile saura nous confirmer la chose…
mardi 30 septembre 2014
Changer d'ère
Ne croyez pas que le Tenancier abandonne totalement le livre
en ayant changé de blog. Il s’avère tout de même que considérer sans cesse le contenant
en se privant de parler du contenu est devenu assez lassant. Nombre de
spécialistes se chargent d’ailleurs de disserter brillamment sur le sujet, tant
en matière de typographie, de bibliophilie que d’autres aspects encore. Bien sûr,
il n’a jamais été question de concurrencer les spécialistes sur leur terrain au
risque de devenir barbant. Quelques uns, d’ailleurs, s’arrangent très bien pour
l’être sans avoir recours à une aide quelconque. En retour, la perspective d’animer
un nième blog de « critique littéraire » (avec un lien rémunéré vers
Amazon) ou de diffuser des états d’âme littéraires ne lui agite pas
particulièrement la nouille (excusons le relâchement du style, le Tenancier s’est
récemment découvert une verve de pornographe…) Bref, le Tenancier prend ses
distances avec ce qui a été son métier pendant des années. Cela provient
également d’un arrêt forcé de son activité de libraire qui survient au seuil d’une
spirale négative. Mais, arrêtant de jouer au marchand, le Tenancier n’abandonne
pas pour autant son amour du livre. Seulement cette passion revient à la sphère
privée, au plaisir singulier et solitaire de parcourir sa propre bibliothèque,
enrichie de quelques exemplaires de sa librairie avant liquidation.
Mais que va faire ensuite le Tenancier ? Professionnellement, on verra bien. Pour le blog, eh bien on a envie de parler d’autre chose et, après quelques coups d’essai et un peu de réflexion, d’aborder d’autres rivages comme le cinéma ou bien d‘autres moyens d’expression, pourquoi pas ? Du reste, c’est ce que nous avons commencé à faire. Alors quoi, ce ne sera plus comme avant ? Eh bien non. Il faut savoir lâcher certaines activités qui finissent par ressembler à de mauvaises habitudes. C’est ainsi que, par le passé votre Tenancier abandonna une émission de radio qu’il animait depuis presque deux décennies (avec des intermittences, certes) et que son activité d’éditeur tourna court pour des raisons similaires, entre autres. C’est ainsi qu’il ne sera bientôt plus libraire et que l’ancien blog qui reflétait son activité se mue en autre chose.
Et puis, n’oubliez pas un fait d’importance pour le rédacteur de ces lignes : quelques textes ont été publiés ça et là sous le nom d’Yves Letort. Cela réveille des envies de se surpasser et de continuer dans cette voie. Et puis, l’envie de transformer les sujets de ses conversations participe de cette Grande Évasion.
Tout ça pour vous dire que le Tenancier continue et qu’il ne veux surtout pas se priver du plaisir de voir ses amis intervenir dans les colonnes du blog et dans les commentaires, mais qu’il est temps de changer d’ère…
Mais que va faire ensuite le Tenancier ? Professionnellement, on verra bien. Pour le blog, eh bien on a envie de parler d’autre chose et, après quelques coups d’essai et un peu de réflexion, d’aborder d’autres rivages comme le cinéma ou bien d‘autres moyens d’expression, pourquoi pas ? Du reste, c’est ce que nous avons commencé à faire. Alors quoi, ce ne sera plus comme avant ? Eh bien non. Il faut savoir lâcher certaines activités qui finissent par ressembler à de mauvaises habitudes. C’est ainsi que, par le passé votre Tenancier abandonna une émission de radio qu’il animait depuis presque deux décennies (avec des intermittences, certes) et que son activité d’éditeur tourna court pour des raisons similaires, entre autres. C’est ainsi qu’il ne sera bientôt plus libraire et que l’ancien blog qui reflétait son activité se mue en autre chose.
Et puis, n’oubliez pas un fait d’importance pour le rédacteur de ces lignes : quelques textes ont été publiés ça et là sous le nom d’Yves Letort. Cela réveille des envies de se surpasser et de continuer dans cette voie. Et puis, l’envie de transformer les sujets de ses conversations participe de cette Grande Évasion.
Tout ça pour vous dire que le Tenancier continue et qu’il ne veux surtout pas se priver du plaisir de voir ses amis intervenir dans les colonnes du blog et dans les commentaires, mais qu’il est temps de changer d’ère…
Des langues éphémères
« […] Pour beaucoup, et non des moindres, la guerre a
donné le goût chez autrui du pardon des jeunesses ma vécues. Les Villon, le
talent en moins, se mêlèrent aux environs de l’année 1900 au bas peuple des petits
cabarets de Montmartre où l’on parlait familièrement un jargon d’argot
extraordinaire fragile et fugitif. Il vaut mieux apprendre l’anglais ou l’allemand
que le jargon des filles et de leurs hommes : ces langues vieillissent
moins vite, gardent tout au moins une fraîcheur que l’on ne retrouve pas dans
ces mots fanés jusqu’à la décomposition qui parurent représenter la forme la
plus secrète, la plus pure et la plus sentimentale de certaines erreurs de la
misère, vers 1903, par exemple. »
Pierre Mac Orlan : La rue, miroir d’une certaine jeunesse , in : Aux lumières de Paris — Georges Crès, 1925
Pierre Mac Orlan : La rue, miroir d’une certaine jeunesse , in : Aux lumières de Paris — Georges Crès, 1925
lundi 29 septembre 2014
Zanzi ou Zanzibar
Zanzi ou Zanzibar : Jeu de dés qui se joue sur le « zinc » du « troquet ».
Géo Sandry & Marcel Carrère : Dictionnaire de l’argot moderne (1953)
Géo Sandry & Marcel Carrère : Dictionnaire de l’argot moderne (1953)
mercredi 24 septembre 2014
Florence, l'amusée des offices
L'image ci-dessous explique en partie la désertion du Tenancier. Encore un peu de patience et le blog va redémarrer. En attendant on vous recommande chaleureusement de vous procurer cette nouvelle qui vous fera découvrir les arcanes de la restauration, mais pas que.
Yves Letort
Florence, l'amusée des offices
Édition numérique à commander sur le site de
Édition numérique à commander sur le site de
jeudi 11 septembre 2014
De retour, justement
Le Tenancier revient de vacances et vous prie de croire qu'il n'a vraiment pas envie de s'y remettre. Alors ce sera selon son bon vouloir et si vous n'êtes pas contents, c'est pareil en couleurs.
jeudi 14 août 2014
jeudi 7 août 2014
Un rébus d'Honoré
Persistons dans le jeu estival, cela
repose le Tenancier. Cette fois-ci nous avons été piocher du côté du
dessinateur de presse Honoré. Comme d'habitude, merci de donner le
détail du rébus en même temps que le résultat. On fait appel à votre honnêteté foncière pour ne pas le dévoiler si vous possédez déjà l'ouvrage...
On recommande fortement le livre dont ce rébus est tiré...
Y aller de cinq
Y aller de cinq : Serrer la main. Vas-y de cinq
Géo Sandry & Marcel Carrère : Dictionnaire de l’argot moderne (1953)
Géo Sandry & Marcel Carrère : Dictionnaire de l’argot moderne (1953)
mardi 5 août 2014
Vacciné avec une pointe de phono (Être)
Vacciné avec une pointe de phono (Être) : Être bavard.
Géo Sandry & Marcel Carrère : Dictionnaire de l’argot moderne (1953)
Géo Sandry & Marcel Carrère : Dictionnaire de l’argot moderne (1953)
samedi 2 août 2014
Retrouvez votre station
Sous ces définitions parfois strictes, mais plus souvent piégées, saurez-vous retrouver le nom de dix-sept stations de métro ?
1. A moitié ronde
2. Une domestique que l'on vient d'engager
3. Souvent associé au tout
4. Bien avant le congélateur
5. Une petite ville près de Cadix
6. Produisit un effet
7. Invité à comparaître
8. Nous a donné le mot
9. Aurait pu répondre au précédent
10. N'est pas dans un camp de nudistes
11. Tas
12. Peu lumineuses
13. Une fleur très parfumée
14. Espèce de paradis latin
15. Amène des fleurs
16. Elle est peu causante et pour cause
17. Devrait plaire à Reagan
Entre 1980 et 1981 paraissaient dans Télérama une suite de jeux confectionnés par Georges Perec qui tournaient autour de Paris. En voici une page, en vous incitant à vous procurer le recueil qui en fut tiré il y a quelques années chez Zulma. Comme d'habitude, on vous incite à chercher la solution par vous même.
1. A moitié ronde
2. Une domestique que l'on vient d'engager
3. Souvent associé au tout
4. Bien avant le congélateur
5. Une petite ville près de Cadix
6. Produisit un effet
7. Invité à comparaître
8. Nous a donné le mot
9. Aurait pu répondre au précédent
10. N'est pas dans un camp de nudistes
11. Tas
12. Peu lumineuses
13. Une fleur très parfumée
14. Espèce de paradis latin
15. Amène des fleurs
16. Elle est peu causante et pour cause
17. Devrait plaire à Reagan
Entre 1980 et 1981 paraissaient dans Télérama une suite de jeux confectionnés par Georges Perec qui tournaient autour de Paris. En voici une page, en vous incitant à vous procurer le recueil qui en fut tiré il y a quelques années chez Zulma. Comme d'habitude, on vous incite à chercher la solution par vous même.
Post-scriptum tardif : Grâce à Karl-Groucho D., nous avons pris connaissance d'un remarquable plan du métro que nous vous laissons découvrir ici.
Un beau châssis
Un beau châssis : Une jolie fille bien tournée.
Géo Sandry & Marcel Carrère : Dictionnaire de l’argot moderne (1953)
Géo Sandry & Marcel Carrère : Dictionnaire de l’argot moderne (1953)
jeudi 31 juillet 2014
Les rébus de Frédéric II et de Voltaire
Encore nos jeux estivaux :
On le sait, Voltaire fut l'hôte de Frédéric II. Les deux hommes étaient férus de jeux de mots, d'énigmes et de rébus, amusements très en vogue à l'époque dans toutes les cours d'Europe. A votre tour, pourrez-vous déchiffrer celui-ci, très simple, que l'empereur adressa au philosophe ?
On le sait, Voltaire fut l'hôte de Frédéric II. Les deux hommes étaient férus de jeux de mots, d'énigmes et de rébus, amusements très en vogue à l'époque dans toutes les cours d'Europe. A votre tour, pourrez-vous déchiffrer celui-ci, très simple, que l'empereur adressa au philosophe ?
|
A |
|
Et saurez vous ensuite déchiffrer la réponse de Voltaire ?
| G | a |
Merci de donner la décomposition du rébus avant de restituer la phrase dans vos commentaires.
Inscription à :
Articles (Atom)

















