dimanche 1 février 2015

Les pétochards

Je compte toujours sur la France éternelle parce que je n’en suis jamais déçu, comme lorsque, par l’effet d’une pétoche abjecte, on y devance les désirs du pégreleux en visite. Il y a eu la rédaction de la Liste Otto pendant l’Occup’, dressée par des français soucieux de se montrer bien avec les nouvelles autorités. Il y a désormais ces annulations d’expositions artistiques qui seraient attentatoires à la croyance religieuse, des fois qu’un sourcil se froncerait quelque part dans le fantasme d’une banlieue proche-orientale, des fois que le fantasme soit aussi vrai que dans la littérature des classes moyennes (des fois que Houllebecq se vérifierait). Je note que ce sont en définitive toujours les mêmes, les donneurs de leçons, les pétochards, les tenants de l’ordre qui nous font le coup.
Pour notre bien, n’est-ce pas ?
Le pire est que cette France-là n’en finit pas de nous encombrer avec sa peur pavillonnaire et son envie de nous embrigader. Et pour cause, qu’elle n’en finit pas : c’est la France éternelle…

2 commentaires:

  1. N'oublions pas également que certains de ces "éternels" passent leur temps à tenter de justifier les pires saloperies des extrémistes bornés (oui, je sais, pléonasme) de toutes obédiences par des raisons sociologiquo-politiques fumeuses autant que dénuées de la moindre pertinence.
    Pourtant, c'est lorsqu'on commence par appeler "un con" celui qui est un con qu'on définit les choses. Qu'on établit les barrières. Et que l'on montre que l'on ne salit pas son calbut dès qu'un con, justement, fait les gros yeux.
    Parce que, en résumé, on s'en fout de savoir si le con a eu une enfance malheureuse. C'est pas une raison pour faire chier.

    Otto Naumme (sans lien de parenté avec le Liste cité par notre cher Tenancier ; à l'époque, il s'agissait de France Liste...)

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  2. Notre bien n'a pas de limites, Tenancier, un peu comme la connerie.

    ArD

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