mardi 31 janvier 2017

Une distraction au début de la nuit

La mémoire d'un libraire est souvent encombrée de choses inutiles.
Ce sont les charmes du métier.
Ainsi, celle du Tenancier est parfois hantée par certains titres de livres ou de nouvelles, qu'il n'a pas forcément pris la peine de lire, d'ailleurs. Saveur particulière qui s'apparente au distique, au haïku, poésie brève, saveur qui mène à imaginer parfois tout autre chose que ce qui est énoncé dans le récit. Et souvent, lorsque la rencontre s'effectue, l'on ressent comme une sorte de trahison quand ce n'est pas la plupart du temps de la déception. Quelquefois, il y a d'heureuses surprises.
Voici un bout de la comptine du Tenancier - il en garde d'autres dans un autre écrin car il n'en a pas encore épuisé les étranges saveurs :

— Les jambes d'Émilienne ne mènent à rien
— Qui livre son mystère meurt sans joie
— Violoncelle qui résiste
— Tous les morceaux de la rive du fleuve
— Donnez-moi le temps

Ce billet publié en mars 2009 sur le blog Feuilles d'automne est l'occasion de vous demander quels sont les titres qui composent votre comptine personnelle.

3 commentaires:

  1. Eh bien ! J'avais tellement bien lu votre billet la première fois que je croyais qu'il fallait trouver un titre de livre par rapport à ces définitions...
    J'ai l'esprit (et pas que l'esprit, du reste...) en vacances...

    Cela nous amène aux titres qui composeraient ma comptine personnelle. Sachant d'une part que je préfère les cantines aux comptines et d'autre part je n'ai pas souvenir d'un titre, encore moins de plusieurs, qui aurait hanté ma mémoire, je me vois obligé de passer mon tour.

    Pour un tel résultat, cela valait bien la peine d'ainsi se répandre, n'est-ce pas, cher Tenancier ?

    Otto Naumme

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  2. En effet, Otto, cela tenait plus de l'invitation que du jeu...

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  3. J’avais écrit tout un commentaire, pour citer le fleuron de ma collection à titre unique : Un nain seul n’a pas de proche, mais il s’est évanoui faute d’avoir l’adresse encore pour répondre dans les blogs. Je ne me souviens plus du texte forcément longuet, je raccourcis.

    Bonjour, Le Tendancier.


    Christine

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