Jean de Tinan
mercredi 15 avril 2015
Occase
Occase : Occasion
Géo Sandry & Marcel Carrère : Dictionnaire de l’argot moderne (1953)
Occase n.f. 1. Marchandise dépréciée ou usagée qu'on achète au-dessous de son prix normal. ○ EXEMPLE : Jusqu'à dix-sept piges ses vieux l'avaient sapé d'occase au Carreau. Maintenant y avait pas plus bêcheur sur les harnais : son tailleur endurait un vrai martyre.
2. Circonstance. ○ EXEMPLE : Son homme étant tombé pour dix piges, Marthe avait profité de l'occase pour se faire la malle.
Géo Sandry & Marcel Carrère : Dictionnaire de l’argot moderne (1953)
Occase n.f. 1. Marchandise dépréciée ou usagée qu'on achète au-dessous de son prix normal. ○ EXEMPLE : Jusqu'à dix-sept piges ses vieux l'avaient sapé d'occase au Carreau. Maintenant y avait pas plus bêcheur sur les harnais : son tailleur endurait un vrai martyre.
2. Circonstance. ○ EXEMPLE : Son homme étant tombé pour dix piges, Marthe avait profité de l'occase pour se faire la malle.
Albert Simonin : Petit Simonin illustré par l'exemple (1968)
(Index)
mardi 14 avril 2015
François Maspero, encore.
François Maspero par Chris Marker
(On peut se rendre également
sur Youtube
pour pêcher d'autres de ses productions...)
On ne pouvait décidément expédier la
disparition de François Maspero par un hommage en passant. On peut
certes ne pas partager toutes ses idées — mais si vous n'en partagez
aucune, on se demande bien ce que vous foutez ici... —, on appréciera
néanmoins la justesse des remarques de l'éditeur et du libraire. On
notera également que Maspero fut un écrivain appréciable, aussi bien
dans l'évocation d'une traversée au long-cours (Les Passagers du Roissy-Express)
que dans celle d'une remembrance qui ne lui appartenait pas totalement (Le Figuier).
Là où le militant a toujours semblé en accord avec ses actes,
l'écrivain s'amusait à brouiller les pistes. On rouvrira un bouquin de
la PCM (Petite Collection Maspero) et on veillera à goûter de nouveau
les bruits et les fureurs dont beaucoup ne sont pas si obsolètes...
Nap
Nap n.m. Pièce d'or de vingt francs. Abréviation de Napoléon, à l'effigie de qui elle est généralement frappée. ○ EXEMPLE
: Théo
nous fit le serre. Il venait de dégauchir la planque : deux cent naps
enfouis dans la boîte à farine sur l'étagère de la cuistance. Pas de
gourance, on se trouvait bien chez des petits épargnants.
Albert Simonin : Petit Simonin illustré par l'exemple (1968)
(Index)
Rébus holmesien un peu capillotracté
Pas de petits bonshommes agitant des
drapeaux pour évoquer ici l'une des aventures
de Holmes, sans doute la plus connue.
Macadam
Macadam n.m.
Accident ou blessure volontairement provoqué dont on exagère la gravité
pour encaisser des indemnités des compagnies d'assurance. Le macadam,
qui visait jadis surtout les compagnies d'assurance-travail, a évolué
et est actuellement surtout pratiqué en matière d'automobile.
Ses spécialistes, véritables acrobates, opèrent sur les passages cloutés où ils ont une grâce particulièrre pour se laisser frôler par les ailes des voitures, puis pour rouler à terre comme s'ils avaient été heurtés, hurlant de douleur et ameutant la foule. Leur incapacité de travail est toujours de plusieurs mois et les notes médicales qu'il fournissent atteignent des chiffres astronomiques.
On dit « faire un macadam » ou plus correctement encore « piquer un macadam ». ○ EXEMPLE : A soixante berges passées, Rita la belle, devenue indérouillable, s'était mise au macadam. Elle trouvait ça dangereux et pas de bon rapport. Mais sa tristesse venait surtout de ce qu'elle ne pouvait plus nourrir un homme.
Ses spécialistes, véritables acrobates, opèrent sur les passages cloutés où ils ont une grâce particulièrre pour se laisser frôler par les ailes des voitures, puis pour rouler à terre comme s'ils avaient été heurtés, hurlant de douleur et ameutant la foule. Leur incapacité de travail est toujours de plusieurs mois et les notes médicales qu'il fournissent atteignent des chiffres astronomiques.
On dit « faire un macadam » ou plus correctement encore « piquer un macadam ». ○ EXEMPLE : A soixante berges passées, Rita la belle, devenue indérouillable, s'était mise au macadam. Elle trouvait ça dangereux et pas de bon rapport. Mais sa tristesse venait surtout de ce qu'elle ne pouvait plus nourrir un homme.
Albert Simonin : Petit Simonin illustré par l'exemple (1968)
(Index)
lundi 13 avril 2015
Lâcher (Les)
Lâcher (Les) loc. verb. Payer, donner de l'argent. ○ EXEMPLE
: Quand un malfrat vous fait du gouale, refusez aussi sec de les lâcher, sinon vous êtes bonnard jusqu'à perpète.
Synonyme : « les envoyer ».
Synonyme : « les envoyer ».
Albert Simonin : Petit Simonin illustré par l'exemple (1968)
(Index)
dimanche 12 avril 2015
10/18 — Joseph Bédier : Le roman de Tristan et Iseut
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Joseph Bédier
Le roman de Tristan et Iseut
Préface de Gaston Paris
n° 1439
Paris, Union Générale d'Édition
Coll. 10/18
Coll. « Bibliothèque médiévale »
187 pages (192 pages)
Achevé d'imprimer en mars 1991
Dépôt légal : 3eme trimestre 1981
Nouveau tirage : mars 1991
Couverture : Comment la reine Yseult délivre Tristan de la prison où le roi Marc l'avait fait mettre.
Maître Luces, miniature XVe siècle, Chantilly
(Photo Bulloz)
ISBN 2.264-00379-0
Volume triple
Table
des matières :
Préface [7-16]
(Le roman de Tristan et iseut) [17-184]
Table [187]
Préface [7-16]
(Le roman de Tristan et iseut) [17-184]
Table [187]
(Contribution du Tenancier)
Index
10/18 — Actes du colloque de Milan : La violence, tome 1
Actes du Colloque de Milan, 1977
La Violence, tome 1
Textes réunis par Armando Verdiglione
Volume appartenant à une collection, sous la direction d'Armando Verdiglione, des Actes du colloque de Milan (déjà parus, ceux de 1974 (Psychanalyse et sémiotique), 1975 (Sexualité et politique) et 1976 (La Folie, 2 tomes)
n° 1269
448 p.
Couverture de Pierre Bernard, Document DR
Collection dirigée par Christian Bourgois
Volume sextuple
Les douze dernières pages occupées par la « Liste alphabétique des ouvrages disponibles au 31 décembre 1978 » (à l'origine peut-être plus que douze pages, car la liste de mon exemplaire s'arrête à « Lou Sin », les dernières pages ont dû se décoller)
« La composition, l'impression et le brochage de ce livre ont été effectués par Firmin-Didot S.A., pour le compte des éditions U.G.E. »
Achevé d'imprimer le 12 octobre 1978
N° d'édition : 1108 - N° d'impression : 3106 - Dépôt légal : 4e trimestre 1978
ISBN 2.264-00943-8
4e de couv. :
« Les contributions de ce livre
abordent - sous un angle spécifique, à savoir de la pratique
analytique, autour du discours psychotique, du langage autiste, de
l'hystérie, de la question de la psychosomatique - des aspects actuels
de la civilisation. S'il y a de nombreuses contributions cliniques,
même quand elles traîtent de la violence dans la musique, cela se passe
pour ne pas parler de la violence sous une acception générale et
métaphysique. C'est juste le cas de noter que la portée de ces textes
relève justement de la connexion avec la pratique analytique et qu'ils
ne sauraient se traduire sous un mode analogique en un autre discours
sans une grave déformation. La psychanalyse n'a pas à dire tout sur
tout, mais seulement quelque chose de spécifique, voire d'extrêmement
partiel.
Ce que Freud a introduit, c'est une exploration de la violence, de l'écoute de l'hystérie à l'analyse du monothéisme. L'hystérie lui a apporté avant tout cela : il y a un fantasme de violence, à savoir le fantasme de maîtriser le langage, d'exclure l'écriture en l'asservissant, de faire de la théorie une doctrine. Freud en est arrivé à considérer la violence comme pulsion, c'est-à-dire comme dualité infranchissable, le deux. D'un côté, donc, le rejet, de l'autre la résistance, deux fonctions constituant une spirale sans point fixe, et par là sans aucune référence à l'immobile, qui en Italie est la référence majeure pour que tout changement laisse les choses comme avant. »
Ce que Freud a introduit, c'est une exploration de la violence, de l'écoute de l'hystérie à l'analyse du monothéisme. L'hystérie lui a apporté avant tout cela : il y a un fantasme de violence, à savoir le fantasme de maîtriser le langage, d'exclure l'écriture en l'asservissant, de faire de la théorie une doctrine. Freud en est arrivé à considérer la violence comme pulsion, c'est-à-dire comme dualité infranchissable, le deux. D'un côté, donc, le rejet, de l'autre la résistance, deux fonctions constituant une spirale sans point fixe, et par là sans aucune référence à l'immobile, qui en Italie est la référence majeure pour que tout changement laisse les choses comme avant. »
Sommaire :
Armando VERDIGLIONE, Introduction
Jean OURY, Violence et mélancolie
Pierre KAUFMANN, L'amour et le pouvoir
Marie-Claude LAMBOTTE, Kierkegaard : le spectacle de la mélancolie. Introduction à une psychologie de la violence
Italo BASSI, Illusion et métonymie de la fête
Gérard-Georges LEMAIRE, Guerres allomorphiques/Épidémie/Nova
Marco FOCCHI, L'impasse de Tirésias
Paul MATHIS, Violence et technique analytique
Pierre-Paul LACAS, Musique, violence et transgression
Giancarlo RICCI, Topologie du discours de la fête
Aldo RESCIO, Violence et politique : entrepro-vocation et astuce
Fernand DELIGNY, L'agir et l'agi
Pierre BENOîT, Soigner et tuer
Armando VERDIGLIONE, Une note
Irène ROUBLEF, Les femmes parlent des femmes
Christian DELACAMPAGNE, Violence et acculturation. Introduction à une ethnopsychanalyse du messianisme
Christian DESCAMPS, Violence du simulacre
Alain COHEN, A propos de l'Art de la guerre de Machiavel
Aldo TAGLIAFERRI, Notes sur l'usure du pouvoir
Armando VERDIGLIONE, Psychanalyse ou politique. A propos des avatars du jungisme
(Contribution de Grégory Haleux)
Index
Hareng
Hareng m.m.
1. Souteneur. ○ EXEMPLE
: Comme
il avait ni métier, ni artiche, ni diplôme, ni famille, et déjà le goût
des costards bien coupés, Toto, à seize piges, décida de devenir hareng.
2. Cheval étique. ○ EXEMPLE : Ses deux derniers sacs il les placarda sur un hareng à vingt contre un. Le gail resta au starting-gate !
2. Cheval étique. ○ EXEMPLE : Ses deux derniers sacs il les placarda sur un hareng à vingt contre un. Le gail resta au starting-gate !
Albert Simonin : Petit Simonin illustré par l'exemple (1968)
(Index)
Les rubans adhésifs
Eh bien voilà : vous avez par mégarde arraché la couverture
de votre bouquin, ou alors vous l'avez fait tomber et le cartonnage s'est
déboîté. « Pas de problème, vous dites-vous, je vais le ré-pa-rer ! »
Et avec quoi, s'il vous plait ? Du ruban adhésif, c'est ça ?
Bravo.
Compliments, c'est réparé.
Vous l'avez bardé d'adhésif au dos, vous avez rapproché les lèvres béantes des pages et bien lissé avec votre doigt la bande transparente qui doit les lier pour l'éternité. Mieux encore, pour qu'il soit désormais protégé, vous l'avez recouvert d'une couverture plastique ou, moindre mal, de papier cristal que vous avez aussi fixé avec le même adhésif au revers.
Fier de votre œuvre, vous replacez votre prestigieux travail dans votre bibliothèque et vous n'y pensez plus.
Vous avez raison de ne plus y penser.
J'envie votre manque de remords.
Car vous venez de tuer un livre.
Le ruban adhésif, autrement appelé « Scotch » — mais je préfère être impartial et mettre cette cochonnerie sous son titre générique et non sous l'une de ses marques — est le fléau du libraire et de l’amoureux du livre.
Et avec quoi, s'il vous plait ? Du ruban adhésif, c'est ça ?
Bravo.
Compliments, c'est réparé.
Vous l'avez bardé d'adhésif au dos, vous avez rapproché les lèvres béantes des pages et bien lissé avec votre doigt la bande transparente qui doit les lier pour l'éternité. Mieux encore, pour qu'il soit désormais protégé, vous l'avez recouvert d'une couverture plastique ou, moindre mal, de papier cristal que vous avez aussi fixé avec le même adhésif au revers.
Fier de votre œuvre, vous replacez votre prestigieux travail dans votre bibliothèque et vous n'y pensez plus.
Vous avez raison de ne plus y penser.
J'envie votre manque de remords.
Car vous venez de tuer un livre.
Le ruban adhésif, autrement appelé « Scotch » — mais je préfère être impartial et mettre cette cochonnerie sous son titre générique et non sous l'une de ses marques — est le fléau du libraire et de l’amoureux du livre.
Le livre que vous avez « restauré » il y a peu devient vraiment
solidaire du ruban adhésif au bout de peu de temps, c’est même le plus souvent
immédiat. Impossible de l'en séparer car le risque d’arracher le papier,
soit sa couche superficielle, soit de provoquer son déchirement, est inévitable.
Vous allez avoir le temps de macérer dans vos regrets. En effet, l'opération
qui suit est un peu plus lente mais tout aussi inéluctable. Par capillarité, le
papier va absorber la substance collante, laquelle a déjà commencé à changer de
couleur en virant au jaunâtre et bientôt au brunâtre. Enfin, la partie
transparente en matière vraisemblablement dérivée d'un plastique commence à se
rigidifier, à subir une sorte de vulcanisation, elle commence à se détacher
laissant sous elle une bande marron et parfois — c'est amusant ! — encore
collante ou bien poisseuse. Phénomène qui n'est pas sans intérêt : les livres
qui côtoient ces belles restaurations sont ainsi collés à celles-ci avec le
risque de voir un arrachage de la surface des couvertures... Ainsi, l'on
bousille trois bouquins d'un coup au lieu d'un en utilisant cette bombe à
retardement qu'est la dégradation progressive du ruban adhésif.
Ah, ces pages de garde collantes, parce que vous avez utilisé ces mêmes
adhésifs pour maintenir du papier cristal ! Mais pourquoi faire, Grands Dieux,
le cristal tient tout seul ! (Je vous ferai une démonstration, un de ces jours.
Bien sûr, la matière collante a traversé la couverture et vous vous retrouvez
avec des bandes brunes sur celle-ci. Y a-t-il un réconfort à tout cela ?
En toutes choses, il faut voir le côté positif : vous avez des chances de garder cet ouvrage jusqu’à la fin de votre vie, car aucun libraire n’en voudra. Ainsi, perpétuel compagnon de vos regrets, il vous suivra jusqu’à votre sénescence, voire au-delà. Comme il n’est nul luxe inutile — et le livre fait précisément partie de ces choses superflues dont on ne saurait se passer (sauf ceux qui se gobergent de leur ignardise, bien sûr) — je vous conseille de faire de vos expérimentations hasardeuses en matière de restauration un joli bûcher in-octavo pour vous accompagner aux cieux. Ainsi, ces mêmes remords se disperseront avec vos cendres.
En toutes choses, il faut voir le côté positif : vous avez des chances de garder cet ouvrage jusqu’à la fin de votre vie, car aucun libraire n’en voudra. Ainsi, perpétuel compagnon de vos regrets, il vous suivra jusqu’à votre sénescence, voire au-delà. Comme il n’est nul luxe inutile — et le livre fait précisément partie de ces choses superflues dont on ne saurait se passer (sauf ceux qui se gobergent de leur ignardise, bien sûr) — je vous conseille de faire de vos expérimentations hasardeuses en matière de restauration un joli bûcher in-octavo pour vous accompagner aux cieux. Ainsi, ces mêmes remords se disperseront avec vos cendres.
Mais ne restons pas sur ces funèbres considérations.
S’il n’y a guère de remède aux brunissures infligées par ces bandes adhésives, il faut se dire que cela n’a guère d’importance pour un livre de poche. A moins, bien sûr, d’y tenir pour des raisons sentimentales. Se pose également la question de la pérennité de certains ouvrages apparemment courants à leur sortie et qu’un quelconque purgatoire a raréfié. Ceux-là sont des victimes potentielles. Le problème se pose de moins en moins au fur et à mesure que l’on remonte cette hiérarchie mouvante du livre de valeur. Il est parfois des exceptions...
Les alternatives aux adhésifs sont réduites. Si vous jugez que votre ouvrage est digne de subir une restauration, adressez-vous à un relieur. Il saura vous proposer une restauration certes un peu voyante, parfois, par rapport au résultat immédiat et flatteur des rubans adhésifs. Il s'agira ici d'apposer une bande de papier de soie enduite de colle à poisson. Mais ces restaurations ont l’avantage d’être réversibles, la plupart du temps. Effectuée par un professionnel le résultat de l‘intervention est même invisible. Très souvent, même, l’habileté de l’artisan vous permettra de prolonger la vie de vos livres en leur offrant des emboîtages … Enfin, si la colle à poisson et le papier de soie ne vous satisfont pas alors que vous avez arraché malencontreusement une couverture, posez-vous la question d’une reliure ou d’un bradel. Mais tout ceci est déjà un autre sujet.
S’il n’y a guère de remède aux brunissures infligées par ces bandes adhésives, il faut se dire que cela n’a guère d’importance pour un livre de poche. A moins, bien sûr, d’y tenir pour des raisons sentimentales. Se pose également la question de la pérennité de certains ouvrages apparemment courants à leur sortie et qu’un quelconque purgatoire a raréfié. Ceux-là sont des victimes potentielles. Le problème se pose de moins en moins au fur et à mesure que l’on remonte cette hiérarchie mouvante du livre de valeur. Il est parfois des exceptions...
Les alternatives aux adhésifs sont réduites. Si vous jugez que votre ouvrage est digne de subir une restauration, adressez-vous à un relieur. Il saura vous proposer une restauration certes un peu voyante, parfois, par rapport au résultat immédiat et flatteur des rubans adhésifs. Il s'agira ici d'apposer une bande de papier de soie enduite de colle à poisson. Mais ces restaurations ont l’avantage d’être réversibles, la plupart du temps. Effectuée par un professionnel le résultat de l‘intervention est même invisible. Très souvent, même, l’habileté de l’artisan vous permettra de prolonger la vie de vos livres en leur offrant des emboîtages … Enfin, si la colle à poisson et le papier de soie ne vous satisfont pas alors que vous avez arraché malencontreusement une couverture, posez-vous la question d’une reliure ou d’un bradel. Mais tout ceci est déjà un autre sujet.
Billet légèrement revu, publié originellement en octobre 2008 sur le blogue Feuilles d’automne.
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