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— Tiens, poésie en basque ça se dit olerti ?
— Oui madame. — Tiens, le mot existe donc en basque ! (affichage bilingue dans la boutique) |
mercredi 22 avril 2026
Une historiette de Béatrice
mardi 21 avril 2026
Il est temps de renvoyer des manuscrits !
Vincent Bolloré assure que « Grasset continuera » avec « de nouveaux
auteurs » pour remplacer les départs.
(La presse, avril 2026)
| La revanche des ratés Au début de l’occupation une foule de ratés surgit, qui se précipita vers les bottes de l’occupant afin de les lécher. Pour rédiger, des leaders vengeurs sur la « judéo-maçonnerie », on vit sortir de leur retraite des hommes oubliés depuis vingt ans, tels que Jean Drault — auteur du Soldat Chapuzot au environ de 1896 — Lucien Penjean ou le feuilletoniste Jean de La Hire. Le plus obscur rédacteur de la feuille antisémite confidentielle d’avant-guerre s’empara d’un fauteuil directorial. Aujourd’hui nous voyons déferler deux nouvelles vagues de ratés. Les uns déclarent : « J’étais à la barricade de la Montagne-Saint-Geneviève, placez mon papier en première page ! » Les autres : « Il faut que je me rattrape, car je n’ai collaboré à aucun journal pendant l’occupation, moi ! » Pour certains de ces derniers, ce n’est pas faute d’avoir tiré des pieds de biche ni mariné dans les antichambres. Ils se font un titre de gloire d’une abstention parfaitement involontaire. (Mai 1945)
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(Didier, habitué de ce blogue, me signale l'obscurité de la deuxième phrase « Pour rédiger, des leaders vengeurs [...] » et me suggère « Pour rédiger des libelles vengeurs... » ce qui semble plus cohérent, bien que, après vérification, il n'y avait pas d'erreur à la recopie de ce passage...)
lundi 20 avril 2026
Ma vie est un décrochage régional de Fr3
Un gimmick me fait
sourire, à propos de
reportages sur un écrivain ou un quelconque pondeur de rapport :
on le
filme tout le temps à lire son bouquin, comme s’il était en train de le
découvrir au quotidien avec une voix off « Nous
avons trouvé Jean-François Tartempion chez lui, pour nous parler de son
dernier
livre ». Vous imaginez, vous, un
type qui a écrit un
texte pendant des mois, qui s’est emmerdé à trouver le mot juste,
l’expression
ad hoc se pencher de nouveau dans son bouquin, comme s’il était tout
seul, avec
l’air concentré ? Qui
peut croire que c’est crédible ? En
tout cas, ça n’effleure pas les journalistes de la téloche qui nous
servent à
chaque fois la même image et qui tentent de convaincre le pauvre
écrivain de
paraître focalisé sur un truc qu’il connaît jusqu’à l’écœurement...
dimanche 19 avril 2026
Une historiette de Béatrice
jeudi 16 avril 2026
Une annonce du Tenancier
| Je tiens à signaler que je
n’ai pas quitté Grasset. Parce que je n’y suis pas rentré. Parce que je n’ai même pas essayé. Parce que j’en ai rien à foutre de ces bourges. (Il est vrai aussi que mon avis n'a aucune importance.) |
mardi 14 avril 2026
Il n'est jamais trop tard pour s'expliquer des choses...
Le Tenancier est un vieux et cette
qualité encore récente
(du moins, il veut le croire) l’autorise à pratiquer des petites manies
telle
la consultation des dictionnaires, de préférence spécialisés afin de
mesurer l’étendue
de ses ignorances, état qu’il applique au pluriel, bien entendu. En ce
moment,
un ouvrage retient son attention, il s’agit du Dictionnaire
de linguistique de Georges Mounin (édition de 1974),
acquis lors de son activité de libraire. Quel délice, cet
ouvrage ! Certes
on doit être pervers ou bien vieux pour le savourer, on le conçoit
bien. Ainsi,
à cette occasion, on est tombé sur le mot Pseudo-agrammatisme,
dont voici la définition :
| Pseudo-agrammatisme : Patho. — Trouble de la morphologie et de la syntaxe résultant d’un déficit intellectuel. Ce terme sert à opposer les anomalies du langage d’un aphasique et celles d’un imbécile, par exemple, chez qui il n’y pas à proprement parler de trouble du langage (l’on peut supposer qu’il y a expression adéquate d’une pensée déficiente). |
On entendra « morphologie »
sous son acception
linguistique et « imbécillité » par son paradigme clinique…
Là, tout à coup, on s’explique la qualité des commentaires dans certains réseaux sociaux et un peu la cause de l’émergence de l’Idiot du village planétaire, souvent fasciste…
Décidément, rien ne vaut les vieux dictionnaires pour apprendre le monde.
Là, tout à coup, on s’explique la qualité des commentaires dans certains réseaux sociaux et un peu la cause de l’émergence de l’Idiot du village planétaire, souvent fasciste…
Décidément, rien ne vaut les vieux dictionnaires pour apprendre le monde.
dimanche 12 avril 2026
Où Letort fiche sa dem'
Il faut bien dire qu'on l'avait cherché, sur ce coup-là...
(On peut cliquer sur le texte pour mieux voir)
(On peut cliquer sur le texte pour mieux voir)
samedi 11 avril 2026
Une historiette de Béatrice
vendredi 10 avril 2026
Où le Tenancier a tout de même de la chance avec ses éditeurs. Le dernier en date est très bien, si si...
L’une des distractions goûtées par un
auteur consiste à contempler
un microcosme depuis sa table à un salon du livre. Je participais il y
a peu en
compagnie de l’éditeur de mon dernier ouvrage (Voyage d’un
renégat, à Terres du Couchant) à une signature dans une
de ces manifestations, au sein d’une salle de sport avec ses habituels
traçages au sol, ses panneaux de basket et l’affichage de la marque qui
se mettait
à déconner de façon stridente par intermittence. Ainsi, je me trouvais
tout de
même en pays de connaissance puisque des personnes de mon coin se
situaient
juste en face et un peu plus loin dans la même allée que moi. De même,
le plaisir
partagé avec les deux auteurs et de notre éditeur à notre propre table
valait
la peine de s’être déplacé. Comme je suis peu habitué à ses
manifestations,
ayant un tempérament grégaire, pas de permis de conduire et habitant à
dache,
je n’avais pas pris en compte un phénomène qui semble récurrent :
l’auteur
en puissance qui cherche un éditeur. Le premier arrive sur le stand, ne
regarde
même pas les livres — enfin si : l’alignement des
couvertures —
ne calcule pas les personnes derrière la table quand il ne semble pas
les
considérer comme des salauds de concurrents, converse avec l’éditeur,
lequel expose
une affabilité à toute épreuve et nous quitte avec l’air de trouver que
notre
bite à un goût — pardon pour la crudité de l’expression, mais
l’impression
restait vive. Le second auteur, une auteure en l’occurrence, cherchait
à faire
publier « une
expérience de vie »
non sans se plaindre de l’édition en général, du moins de ce que j’ai
saisi à la
volée. Évidemment, l’éditeur ne publie pas ce genre d’absurdité… Tout
de même,
je me suis mis à estimer cet homme qui doit faire preuve de longanimité
face à
des personnes qui semblent penser que les éditeurs relèvent du service
public. En
plus, ses sandwichs n’étaient pas mauvais. Alors, songez-y, un éditeur
qui
nourrit ses auteurs et d’une humeur égale, vous ne croyez tout de même
pas qu’on
va le partager, hein ?
Vous voulez que je vous dise, même ?
Eh ben, c’est même pas du fayotage, je l’aime bien, ce gars-là.
Eh ben, c’est même pas du fayotage, je l’aime bien, ce gars-là.
jeudi 9 avril 2026
Les divertissements d'un auteur
Certains parmi les lecteurs d’ici,
savent que votre
Tenancier fabrique de temps à autre quelques brochures. Après les avoir
mentionnés en partie sur son site d’auteur, il a décidé de
confectionner un
petit machin à part qu’il alimentera quand cela lui chantera, presque
au hasard
(mais une fois cités en tête de liste, les titres retrouveront l’ordre
chronologique d’édition). On dénombre presque une quarantaine de ces opuscules,
produits par le Tenancier depuis 2003. Il reste donc du travail à
accomplir
pour compléter ce catalogue, ce à quoi nous nous appliquerons à la
paresseuse…
En attendant, vous pouvez (re)découvrir les premières entrées ici.
En attendant, vous pouvez (re)découvrir les premières entrées ici.
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lundi 9 mars 2026
jeudi 5 mars 2026
Voyage d'un renégat
| Votre Tenancier chéri continue son année avec un court roman, après une nouvelle et la publication d’une anthologie sous sa direction. Allez donc voir sur le site de l’éditeur, Terres du Couchant puis lisez les premières pages. |

jeudi 26 février 2026
Une historiette de Béatrice
mercredi 25 février 2026
Histoire du comte Fabrizio
Le temps passe et le Tenancier continue d'être publié dans le magazine Lard-Frit avec, cette fois-ci, une nouvelle inspirée du Guépard et de la dégustation des macaronis, tout ceci exposé avec tout le sérieux requis dans ce genre de récit. Naturellement.

La page de ce numéro se trouve ici
dimanche 22 février 2026
Autodafé
On voudra bien ne pas tenir rigueur
au Tenancier de réutiliser un billet en provenance de son ancien blogue
Feuille d’automne, mais l’esprit d’escalier règne en maître dans le capharnaüm qui lui sert de cerveau et l’allusion dernière à la liste Otto l’a mené jusqu’à la
réminiscence de cet extrait.
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vendredi 20 février 2026
Pornographie (bis)
« C'était certainement une impressionnante collection de pornographie, gâchée seulement par la section sans éclat consacrée aux légumes de la fin du printemps. »
(Glen Baxter)
(Glen Baxter)
mercredi 18 février 2026
L'ordre commence par la préoccupation de tenir des listes à jour.
À une amie libraire qui ignorait l’existence de la Liste Otto, je lui ai indiqué qu’elle aurait sans doute la chance d'en découvrir un équivalent dans un avenir proche : à elle le frisson du livre sous le manteau, des perquisitions dans les fonds de librairies et des poursuites judiciaires, voire plus si affinités, comme on dit... Tenez, livrons-nous à un jeu : comment s’appellerait cette nouvelle liste, les amis ?
lundi 16 février 2026
Une historiette de Béatrice
samedi 7 février 2026
Qu'est-ce que ça peut vous foutre ?
| Une
question hante actuellement les animateurs de radio ou
de télévision, insinuant que la création agirait comme une thérapie.
Cette
interrogation démontre à quel point nous avons raison de traiter ces
interviewers « d’animateurs » et non de journalistes.
Ceux-là sont curieux et opèrent sur diverses sources, or en mettant en
avant,
presque à chaque occasion, l’idée d’un exorcisme dans le travail de
création,
on devine implicitement que cela concerne cette espèce de littérature
qui ne se
révèle pas autre chose que l’adaptation « littéraire » d’articles pour
magazine féminins (pêle-mêle : le deuil, l’anorexie, l’inceste,
etc.) Le
fait de savoir que cette littérature existe ne nous dérange pas
particulièrement, la grosse artillerie éditoriale en fait son beurre,
tant
mieux, tant pis, on s’en moque. Au sujet de l’exorcisme ou de la
thérapie par l’écriture,
on connaît l’influence de psychiatres paresseux sur une bourgeoisie qui
s’emmerde :
« Écrivez ce qui
vous hante » supplée
à une imagination quelque peu défaillante… Il arrive que certains de
ces « auteurs »
gaffent et avouent ce qui a provoqué ce prurit d’écriture. Comme
lesdits
animateurs ont l’air de fréquenter les mêmes psys, nous nous retrouvons
devant
la piètre alternative, en allumant le poste, du choix de notre
poison :
veuvage, anorexie, inceste, le tout sur fond historique, si possible.
Quant à
nous, derrière ce clavier, à la question d’un exorcisme pour ce qui
concerne
notre production, nous n’aurions qu’une seule réponse :
« Qu’est-ce que ça peut
vous foutre ? » Autant le dire ici. |
mardi 3 février 2026
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