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Il
y a huit ans de cela, une personne exerçant la profession de relieuse
se répandit en propos raciste sur Facebook, ce qui ne saurait étonner
désormais, tant l’impunité en la matière a progressé. À l'époque, cela
restait "malaisant". On aurait pu croire que, au contact de métiers de
la culture, la fraternité entre les peuples eût été sauvegardée, ce qui
signale votre Tenancier comme un utopiste voir un naïf.
Cette femme continue peut-être d’exercer, on s’en moque. Il nous faut tout de même redescendre sur terre et nous apercevoir que le milieu du livre est également truffé d’imbéciles racistes. Comme je le dis plus haut et plus bas, l’extrême droite était encore honteuse il y a huit ans. On fait, depuis, quelques régressions qui produisent de l’indifférence face aux énormités qui se répandent partout, y compris sur Facebook, où d’ailleurs beaucoup d’entre nous s’y font plus discrets. S’éloigner du bruit du monde, surtout celui-ci, si malsain, devient une nécessité de salubrité publique… (On a laissé la syntaxe et l’orthographe d’une certaine saveur utilisées par cette gardienne de la civilisation française…) RÉPONSE À UNE DESTINATAIRE ABSENTE Voilà, ce qui est écrit ci-dessous ne parviendra pas à sa destinataire de mon propre gré puisque je lui ai bloqué l'accès vers mon mur. Je ne destine cette réponse, en réalité, à personne. Il fallait que cela sorte. Mais après tout, cela vaut pour une prise de position à qui parcourrait ces lignes. _______________________________ « Cher Yves, vous êtes parti à la suite d'une conversation qui vous a déplu. » Ma réaction ne tient pas du déplaisir, mais de la désapprobation. L'insinuation se révèle souvent un marqueur idéologique. Cette pratique démontre que vous, par votre approbation de cette insinuation, et la personne qui n'ose proférer directement son accusation, êtes des lâches. Je désapprouve la lâcheté. « Vous m'avez laissé un message de trois kilomètres en MP (Messagerie privée) pour expliquer le melting pot qu'est votre famille et nous tous, ici avons à peu près le même melting pot. » Vous ne semblez pas en avoir fait votre profit, à moins que ce mélange familial vous indispose au point de renier ce qui fait le fondement de notre identité. Vous vous élevez sans doute au-dessus de votre condition et de vos liens, ou du moins les rejetez-vous. Il se trouve d'ailleurs que vous semblez renoncer à beaucoup de choses dans la suite de votre discours, ci-dessous. Quant au kilométrage, vous n'avez rien à m'envier. L'ennui réside dans le fait que je suis obligé de vous répondre phrase par phrase tant votre logorrhée est diffuse. « Ce sont les ... petits points qui vous ont dérangés derrière le terme l'expression "devinons qui". » Puisque je faisais allusion à la lâcheté plus haut, voici la phrase qui expose la minable rhétorique d'une extrême-droite encore honteuse. Il m'apparaît, à moi, que cette ponctuation (ces petits points étant des points de suspension, je précise) tourne à l'explicite non par ce qu'elle veut faire croire, mais bien par son utilisation normative. De manière générale, notre ami le facho procède de l'insinuation, il invite à deviner, ponctue, mais ne conclue pas. Conclure serait s'impliquer. Il faut reconnaître, à l'aune de cette réflexion votre franchise, puisque vous allez ci-dessous au casse-pipe à sa place. Toute cause a besoin d'un nigaud, vous remplissez brillamment la fonction. À d'autres endroits, cela s'appelle un « idiot utile ». « C'est pourtant une réalité, insidieusement, les idées de tolérance qui n'ont rien à voir avec l'ouverture d'esprit, ont fait place à une guerre idéologique que nous refusons, mais qui en face, existe bel et bien. » Nous revoici dans « l'insidieux », cousin germain du complot. Ainsi donc si je traduis bien ce passage, nous serions victimes de notre tolérance et vous êtes là pour tirer la sonnette d'alarme. Permettez ici que j'admire votre clairvoyance, vous qui vivez et travaillez à domicile, dans un village qui, au dernier recensement héberge trois cent huit habitants et dans un département dont la densité de population le renvoie au soixante-dixième rang sur le plan national. Il est certain que, vu de votre clocher, la situation française devient intolérable, avec tous ces immigrés qui envahissent vos rues et qui, insidieusement préparent votre Grand Remplacement. Comme je disais par ailleurs, on s'attend à ce que s'érige bientôt un casbah dans les rues de votre village. Je vous félicite pour votre aplomb. Moi-même, qui adore l'exagération, je n'aurais pas osé. « Ne rien dire sous pretexte de tolérance fait ce chiffre: en 2017 les viols de jeunes filles ayant atteint la majorité ont explosé: 30% en plus en France. » On a dû vous le dire, déjà, à l'école primaire : quand on veut examiner un problème, on lit bien l'énoncé avant de commencer. Le chiffre que vous écrivez indique un accroissement des plaintes pour viols et non un accroissement de cesdits viols comme vous le prétendez. Vous mordez la nuance ? Non ? Pourtant, c'est encourageant : ces femmes ont décidé de ne plus se taire. De toute façon, quand bien même vous auriez raison sur ce point, ce dont je doute fort, votre corrélation avec la « tolérance » provient encore de l'argumentaire d'extrême-droite la plus rassie. Car enfin, quelle est cette tolérance sinon celle qui serait décernée selon vos sous-entendus, à des immigrés ? Quels indicateurs, autres que la propagande, vous permettent de l'évoquer ? On aurait cru que l'imagerie de l'étranger violeur de nos filles et de nos compagnes était une connerie obsolète, du genre saloperie pétainiste... Mais au fait je réalise que votre charmant village n'est point trop éloigné de Montoire. Des nostalgies, ma chère ? « Alors je me tape de vous avoir perdu parce que vous n'avez pas apprecié mon adhésion à la thése de Thierry Guinhut, qui comme vous, est seul responsable de ces propos, comme vous. » Mais je m'en tape tout autant, savez-vous ! Seulement je m'étonne. Car il n'y a pas si longtemps vous me remerciez chaleureusement de : Vous avoir refilé de la bibliographie électronique. Vous avoir cité dans mon blogue. Avoir mis vos vidéos sur le même blogue. Vous avoir envoyé un client. Je constate que vous vous en tapez quand on ne vous sert plus. Quant à Thierry Guinhut dont je me moque bien, j'ai montré plus haut qu'il n'était pas si responsable que cela. « Un atelier de reliure est une ouverture sur le monde immense, et l'idéologie n'a pas sa place. » Qu'est-ce que ce serait, avec vous, si ça l'était ! « La culture, l'invitation à lire et à ouvrir grand les yeux, tout n'étant pas figé, congelé dans des frilosités d'adolescent attardé qui n'aurait pas digéré quelques rancoeurs passées, est une nécessité. Quelqu'en soit le prix à payer. » Je me dois ici de vous satisfaire ; je suis un frustré inculte et je dois sûrement, quelque part, être amoureux de vous ^^. Je comprends mal, après mes vives manifestations quotidiennes de frustrations, que vous vous en tapiez. Pour le reste : « La culture, l'invitation à lire et à ouvrir grand les yeux, » est consternant de banalité. Désolé. « ( j'en ai marre de voir des gens des pays orientaux me dirent ce qu'est mon métier alors que je suis un maitre artisan consciencieux, me manquer de respect parce que je suis une femme, indépendante, ce à quoi les mâles occidentaux leur suivent bon train les fesses .... en substance). » Pays orientaux : cela commence normalement sur la rive est du Bosphore. Vous devriez être plus précise. Admettons pour le plaisir de l'hypothèse qu'un obscur Qatari, un Ouzbek passant par là vous interpelle sur votre métier. Ne devriez-vous pas être enchantée, après tout ? Je puis vous assurer que mes contacts ne vont pas si loin et que, dans mon coin, les quelques personnes d'origine turque que je croise sont plutôt tranquilles et sympas. Ce sont des Orientaux avec lesquels je serais enchanté d'apprendre des choses, comme il en serait de même avec d'autres personnes, de provenance plus proche ou plus lointaine. Ah, je sais, je ne suis pas une « femme indépendante », cela me gêne. Mais, même en faisant un effort, j'ai du mal à m'imaginer des hordes d'Orientaux déferler devant votre porte, dans votre village, pour vous faire la leçon sur les bradels ou les pleins maroquins (quoique pour ces derniers, après tout...) Mais le fait que vous « en ayez marre » n'est après tout que l'expression d'une disposition naturelle. Vous vous plaignez à longueur de Facebook du malheur qui s'abat sur vous quotidiennement, comme si la Horde d'Or venait camper sur vos plates-bandes, ou bien que W9 était allumé en permanence sur votre téloche, ce qui doit revenir au même dans votre imaginaire. Ce discours victimaire qui traverse presque systématiquement vos commentaires cachent en vérité une âme bien petite. Vous transposez l'effet de vos propres maux dans un complotisme de pacotille. « Petit à petit vous faites le vide autour de vous, développant un esprit élitiste et intolérant, vous avez incendié une très bonne amie à moi, pour une publication approximative, de façon verte, vous mettant dans une situation d'élitisme intellectuel que précisemment vous rejetez en ce moment, une attitude qui consiste à dire: moi seul détient la vérité parce que je lis des livres que personne ne lit, des livres qui sont dignes de votre intéret puisque je les trouve digne d'intérêt: permettez moi de vous dire que vous me faites chier avec votre culture libertaire jusqueboutiste et que je ne donne pas cher de celle-ci face à l'islamisation douce qui est en train, en France, de faire sa place, avec des personnes de mon entourage qui parce qu'ils sont dans leur bulles, transportent dans tous les domaines, des preceptes graves sous couvert de tolérance à l'autre. » Par tous les dieux que cette phrase est longue ! Je décompose donc les diverses propositions, si vous le voulez bien. Je fais le vide autour de moi ? Nuance : je vire les personnes qui ne me conviennent pas, c'est-à-dire celles dont les propos ou les approbations agissent comme un émétique pour moi. Je m'empresse de vous rassurer, c'est très rare et il faut vraiment être très con, très raciste, ou trop facho pour m'impatienter. Vous voyez que vous avez droit à un traitement de faveur avec moi puisque réunissant les trois postulats vous êtes longtemps passée entre les gouttes. Oui, j'avoue, j'ai dit à une personne qu'elle transmettait une connerie sur mon mur. Je lui ai même transmis le lien qui démêlait la situation réelle de l'imposture. Par une sorte de transsubstantiation, elle a sans doute pensé que je la traitais de conne. Je me dis que les choses sont bien faites : un con prend toujours sur lui une maladresse alors qu'une personne ordinaire réagirait différemment. Quel repos que ce discernement qui vous évite l'embarras de qualifier un con ! Pour les livres : je ne donne aucun conseil de lecture, je ne parle pratiquement jamais de ce que je lis parce que ça me fatigue. J'interviens parfois sur les propos qui me parviennent, souvent pour m'amuser car, contrairement à vous, j'évite autant que possible de me prendre au sérieux sur un endroit comme Facebook. Les seules fois où je me mêle de parler d'un livre, c'est en manière de remerciement à destination des amis qui me les ont fait parvenir. Pour les « livres que personne ne lit », ça fera très plaisir aux quelques auteurs qui fréquentent mon mur. À ceux-là, je leur dis : laissez pisser, les amis, elle ne reviendra pas par ici. Il n'y a que moi à me défouler... Je vous fais « chier » avec ma culture libertaire jusqu'au-boutiste, hum hum ! Oui, cela à l'air, et vous vous êtes retenue depuis longtemps, vu ce que vous me dépaquetez sur les godasses. N'empêche, que cela vous convenait quand cela allait dans le sens de vos petits arrangements, relisez donc plus haut ! En résumé, comme faux-derche, vous vous posez un peu là. Moi, je trouve ça rigolo, en fin de compte. Tout de même, cela cadre bien mal avec mon « élitisme ». Vous savez, le milieu libertaire, toussa, ça ne carbure pas à l'élite (ou alors aux litres, et du gommé) mais plutôt à la fraternité, vous savez le truc qui permet aux hommes de se parler sans haine et sans crainte, j'vous l'jure ! Bon, après on repart dans le délire de l’islamisation et du grand remplacement vu de votre village de 308 âmes ! Je ne vais pas revenir là-dessus, je ne suis pas un obsessionnel comme vous. « Je suis ouverte d'esprit, entend beaucoup , essaie de comprendre mais en aucun cas, ne suis d'accord avec ce grand mélange qui fait dire que finalement les arabes ne sont pas aussi cons que l'Occident pendant 2000 ans a bien voulu nous le dire, même plus intelligents que nous, le zéro est indien: forcing, la loi du nombre a gagné, médiocrité ambiante des personnes de votre culture sous pretexte d'une culture originale ayant oublié les fondamentaux: le respect de l'autre, dans un sens comme dans l'autre. » Non, je suis désolé, vous n'êtes pas ouverte d'esprit. Je sais que vous aimeriez, mais je ne pense pas, quant à moi, que ce soit possible. Vous n'y arriverez pas. Ou alors je serais tellement étonné que ce jour-là sera un jour biblique, avec pluies de grenouilles, croix écarlates sur les vêtements, nuées ardentes et ressuscitation de Claude François (« ressuscitation », ça se dit comme ça?). Oui, je concède, le zéro, tout ça, il est pas arabe et gnagnagna. Que je sache, ça ne vient pas non plus d'un pedzouille de la Beauce. Accordez qu'eux s'en sont servi avant l'Occident. Pour le reste, des cons ? Allez donc faire un tour à l'Institut du monde arabe. Seulement, cela risquerait de heurter vos convictions et vous risqueriez de vous plaindre, encore une fois, et là ça nous fatiguerait. « Concrètement: l'argent est plutôt aux émirats arabes et aux pétroleux ... ils se paient notre patrimoine, nos artisanats d'excellence, nos universités ... quelle ne fut ma surprise quand ma fille m'a dit que dans le choix de sa collègue en première année de LEA, l'enseignement de la culture et civilisation islamique était obligatoire au second semestre étant couplé avec la culture et civilisation lusophone, quand la jeune fille en question n'a pas envie d'étudier ces langues puisqu'elle a choisi un autre domaine? Et des exemples comme ça sont légions. » Ah, mais, ma p'tite dame, ça s'appelle la culture générale, ce type d'enseignement. Ce n'est pas un truc à la carte. Vous voyez, vous me parliez d'ouverture d'esprit, de culture ? Eh bien voilà, paf, votre fifille est confrontée à ça. Un peu de perspective lui fera du bien, vous verrez. L'histoire permet de comprendre beaucoup de mécanismes culturels et sociaux. Suffit de s'y intéresser un tout petit peu. Ah mais, c'est vrai, il y a des musulmans là-dedans. Partant de là, irez-vous jusqu'à me dire que l'enseignement de Lubitsch au cinéma est dû au lobby juif ou que la prolifération des mangas préfigure une Invasion Jaune ? De grands jours nous attendent, car je sens que le monde des possibles s'ouvre par votre entremise ! Permettez-moi de songer que votre rejetonne, si elle se plaint à ce sujet, doit être une sacrée feignante. Je la comprends, l'occupation musulmane (en grande partie maghrébine d'ailleurs, et pas seulement arabe) fourmille de dates et de noms, de lieux aussi. Magnifiques ces lieux, d'ailleurs tant il est vrai que les hommes laissent leur empreinte dans le paysage. Mais Grenade ou Cordoue ne valent pas votre prieuré, n'est-ce pas ? Cependant je compatis, la contrainte est dure, qui veut que l'on apprenne pour mieux comprendre. « Partout sont effacés des traces de nos histoires, douleurs, plaies, et nous sont balancés le grand pardon occidental devant tant de méfaits envers les pays colonisés … » C'est vraiment le catalogue des griefs fachos. Tout y passe, les vilains musulmans, le sacrifice de l'histoire, etc. C'est hallucinant, lorsque l'on sait que nous sommes les champions en ce qui concerne les publications historiques, tant dans le domaine des revues que des collections. Nous possédons des chaînes historiques sur le câble, dont une détenue par celui qui doit avoir votre sympathie puisqu'il s'agit d'Éric Buisson. Arte et le reste du service public, radios, télé, ne sont pas en reste dans ce domaine non plus. Il faut arrêter de parler sans savoir, cela devient ridicule. Quant au colonialisme, je tomberais plutôt d'accord avec vous : ceux auxquels nous présentons nos excuses ne sont pas ceux à qui nous les devons. Mais cela demande un développement que je ne me sens plus la force, arrivé à ce stade, de faire. Lisez les classiques en la matière, bon sang ! « C'est une réalité parce que les gens ne lisent plus des écrits pointus généralistes mais tout le monde y va de son originalité à tout prix ... Lucien Polastron dans son livre "Livres en feu" parlent des quelques Trente mille volumes, récoltés par Origène Pamphile, Eusèbe, anéantis en Octobre 640, puis le calife Osma décide qu'il n'y aura qu'un seul coran de valable, brulant toutes les autres versions récoltées de façon orale ... le propagande a toujours été bon train et plus que la vision politique que vous semblez entendre, c 'est la vision concrète, les conséquenses de la grande pauvreté entretenue par nos gouvernants socialistes afin de pourvoir à leurs propres richesses qu'il faut lire ici: au final, tout le monde est perdant: juifs, arabes, chrètiens ... nous nous entretuons parce qu'il ne rentre en France que les déshérités de ces pays. » Promis, on passe rapidement sur l'expulsion des juifs d'Espagne en 1492 sous le règne d'Isabelle la Catholique, la Sainte Inquisition, les autodafés. J'avais déjà dit quelque part que l'Inquisition avait un bilan carbone très négatif. On ne compte pas les bibliothèque brûlées au cours de l'histoire. Chaque fois qu'un couillon pense avoir le pouvoir, on y a droit recta : on brûle. Le calife Osma n'est pas le premier ni le dernier que je sache. Seulement, à vos yeux, il a le tort d'être Arabe. C'est lassant, votre façon de faire : ne prendre que ce qui vous arrange. Le reste, purée, j'ai du mal à comprendre. Qu'est-ce qu'un gouvernement socialiste vient faire là ? Et quelle est donc la vision politique que je semble « entendre ». Que je sache je ne m’entre-tue avec personne. Quand aux déshérités, je les préfère aux racistes. C'est bête, mais ça renvoie à l'énoncée de ma famille, l'autre fois. Les aïeux de certains n'étaient pas tous des lumières en arrivant en France mais au moins ils ont engendré des gens biens, tandis que les « Français de souche », moi je trouve que ça sent le rance. « Je préférerais qu'il entre des médecins, des universitaires, des professeurs qui se sont ouverts à nos cultures, plutôt que des personnes en situation de déshérance totale qui ne vont pas aider à redresser le niveau de la France déjà par terre et qui vont être des pièces sur un jeu d'échecs prosélyte. » La France est donc par terre — la pleurnicherie habituelle. Nous possédions, selon le FMI, en 2013, le huitième Produit Intérieur Brut (PIB) sur à peu près cent quatre-vingts pays. Je doute que cela ait changé si brutalement que nous nous retrouvions au même niveau que le Kiribati... Autrement, vous voici touchée par le syndrome Aznavour, avec cette histoire de tri à l'arrivée. Dites-moi, ma chère, avec votre nom d'origine germanique et considérant votre chiffre d'affaires, n'avez-vous pas peur que l'on vous renvoie en Bochie ? Parce que selon votre principe d'efficacité et comme vous pleurnichez incessamment sur vos soucis pécuniaires, voici une solution pour nous, Français, d'assainir notre « économie vacillante ». Je constate que la honte pour vous est un concept largement étranger. Vous êtes du genre à enfoncer quelqu'un, sans pitié, dans la merde dans laquelle il se trouve. En parallèle, vous nous servez une logorrhée victimaire, accusant les autres de vos impuissances et de vos limites. Le pire est attendu : votre immodestie transforme vos dires en obscénités. Vos associations d'idées sont en réalité des associations de malfaiteurs. Votre haine de l'autre conte assez votre détresse devant votre propre déshérence. Que l'on ne compte pas sur moi pour vous plaindre. Certains se noient en Méditerranée, vous, vous ne vous noyez que dans votre médiocrité. « Je souhaiterais aussi que les universitaires qui font la course à l'argent arrêtent de lecher la djellaba des commanditaires sous pretexte de tolérance et fassent de la place aux érudits et intellectuels écrivains arabes qui vivent un calvaire face à la misère intellectuelle de leurs pays. » Je souhaite quant à moi qu'un de ces intellectuels vous réponde un jour. Votre mot s'arrête là. Il était temps. Je n'ai rien d'autre à ajouter. |
samedi 31 janvier 2026
Réponses à une raciste exerçant la profession de relieuse
samedi 24 janvier 2026
Sur la révision
| Le
Tenancier n’est pas spécialement un lecteur des œuvres de
Martin Winckler, mais il suit son blogue de loin en loin parce qu’il
cause
souvent de son métier d’écrivain. Dernièrement, un billet mettait
l’accent sur une
étape très souvent ignorée du grand public : la révision. Comme le
propos
est documenté, cela exempt donc votre serviteur de commettre sa propre
version
(et peut-être aussi un peu par fainéantise).
On vous convie donc à jeter un coup d’œil sur la page de son blogue Cavalier des touches. |
vendredi 23 janvier 2026
mardi 20 janvier 2026
L'immeuble d'à côté
Inaugurons l’année éditoriale de
votre Tenancier par un volume où il a rassemblé quelques auteurs afin
d’occuper les appartements de l’Immeuble
d’à côté. La genèse du projet remonte aux souvenirs de lecture de la Vie mode d’emploi, stimulation
qui aboutissait à l’idée de demander à chaque participant de rendre un
texte d’un calibre identique à celui des voisins puis d’interagir avec
les logements mitoyens de la façon qu’il leur plairait. Tout à coup,
votre Tenancier et maître d’œuvre de l’anthologie se rappela avec
frayeur que l’idée avait déjà été utilisée par Jean-Pierre Andrevon et
Philippe Cousin dans leur recueil de 1982 : L’immeuble d’en face. Le
recrutement des auteurs n’avait même pas commencé que l’on avait
déniché les deux premiers ! Ils acceptèrent volontiers ce déménagement
de l’autre côté de la rue. Il ne restait plus qu’à rassembler et
relire, exercice facilité par la maîtrise et le professionnalisme des
participants, notre éditeur chéri en première ligne : Flatland.
Voici le sommaire puis la couverture :
Pierre Charmoz Le mur du Quatrième gauche
Philippe Cousin Il neigeait
Léo Kennel La chambre des feuilles
Jules Pétrichor Monsieur Edmond — Appartement 6
Roland Goeller Au bout des terres
Benjamin Desmares Un vulgaire voisin
Didier Pemerle Qu’est-ce qu’on rigole
Jean-Pierre Andrevon À votre service ! Le dessin est de Fabrice Le Minier
En plus, le livre n’est pas cher (10 €)
La fiche du livre sur le site du Tenancier : cliquez ici.
Voici le sommaire puis la couverture :
Pierre Charmoz Le mur du Quatrième gauche
Philippe Cousin Il neigeait
Léo Kennel La chambre des feuilles
Jules Pétrichor Monsieur Edmond — Appartement 6
Roland Goeller Au bout des terres
Benjamin Desmares Un vulgaire voisin
Didier Pemerle Qu’est-ce qu’on rigole
Jean-Pierre Andrevon À votre service ! Le dessin est de Fabrice Le Minier
En plus, le livre n’est pas cher (10 €)
La fiche du livre sur le site du Tenancier : cliquez ici.
vendredi 16 janvier 2026
Un communiqué
Votre Tenancier étant méfiant — et c’est un euphémisme — à l’égard de toute manifestation nationaliste, il va de soi qu’il n’irait pas cautionner un produit dérivé, même à base de coloriage (tout manifeste nationaliste tient d’ailleurs du coloriage de désœuvré). Cela dit, votre Tenancier réprouve la censure. Alors il s’associe sur ce principe.
dimanche 11 janvier 2026
Oublis
Le Tenancier s’aperçoit avec effroi
qu’il n’a pas du tout
terminé la recension des Minilivres, chez Deleatur, sur ce blogue. De
même il
semble que les reproductions d’Auriol soient restée en plan… Le Tenancier
prie l’assistance
de bien vouloir l’excuser. On va tenter de remédier à tout ça.
lundi 5 janvier 2026
L'ancienne piste navajo
Hank découvrit le plaisir de la lecture rapide de Proust en parcourant l'ancienne piste navajo.
(Glen Baxter)
(Glen Baxter)
vendredi 2 janvier 2026
jeudi 1 janvier 2026
mardi 30 décembre 2025
La SF, c'est n'importe quoi !
(Le récit
se déroule
en 1985) :
| DE
BERLIN : Les représentants de
l’Allemagne de l’Est
et de l’Allemagne de l’Ouest qui, depuis huit mois, étaient en
conférence sous
la protection de forces considérables, ont présenté aujourd’hui un plan
de
réunification nationale destiné à restaurer l’intégralité du territoire
allemand
après quarante années de division. La République Démocratique
(Allemagne de l’Est)
et la république fédérale (Allemagne de l’Ouest) formeront ensemble la
Démocratie Fédérale Pangermanique dont la capitale sera Berlin. Les négociations n’ont pu aboutir qu’après la suppression de deux obstacles majeurs. Les porte-parole des deux parties ne modèrent pas leurs compliments aux plénipotentiaires dont l’intégrité a permis de triompher des diversité de points de vue entre Occidentaux et Communistes qui ont réussi à se mettre d’accord sur l’adéquation politico-économique des deux systèmes. Le système capitalise de l’Allemagne de l’Ouest quoique parfaitement satisfaisant au niveau des responsables et des nantis a provoqué par ailleurs l’accroissement de la corruption, de l’exploitation et autres abus économiques. Le système communiste de l’Allemagne de l’Est, par opposition, a su assurer aux travailleurs un maximum d’emplois et de sécurité en leur offrant un minimum de produits de luxe. Sur le plan politique, le système parlementariste était ouvert à la liberté, tant individuellement que politiquement, chacun pouvant exprimer son opinion et adhérer à des partis d’opposition. Le système totalitaire communiste, par contraste, n’autorisait qu’une liberté réduite, maintenant les divers média sous un contrôle rigide et supprimant les oppositions les plus marquées. Selon le traité mis au point ce jour, les négociations ont décidé d’adopter pour la nouvelle Démocratie Fédérale Pangermanique le système économique occidental et le régime politique de l’Est. (Richard A. Lupoff : L’envol de la Locomotive Sacrée, 1971) |
On le constate, l’auteur tape à
côté : la réunification
ne s’est pas produite cette année-là. Pour ce qui concerne le résultat
de l’accord,
comment peut-on imaginer une telle hérésie : un avenir dans la
précarité et la dictature ? Pff… Ces gens-là racontent
n’importent
quoi…
Le Tenancier vous retrouve l’année prochaine, bon réveillon à tous.
Le Tenancier vous retrouve l’année prochaine, bon réveillon à tous.
dimanche 28 décembre 2025
Jeu
Le Tenancier ne vous a pas abreuvé de jeux cette année, que George veuille bien lui accorder quelque pardon. Il n'arrivera pas à se rattraper avec cette question facile : dans quel film trouve-t-on ces doctes messieurs au milieu d'une bibliothèque ? Vos réponses en commentaires, celle-ci n'étant pas la B.
mardi 16 décembre 2025
Au bout du compte...
Une idée, saugrenue après coup,
m’avait incité à vous raconter « ma vie dans une starteup » qui
consistait à vous décrire la névrose à peine organisée de ce genre
d’entreprise à travers un de ses acteurs. Et puis, j’ai réalisé au bout
du compte à quel point cette tentative était vaine, parce que, en somme
cela s’appelle « Le monde du travail » et que chaque lecteur en a
éprouvé une version plus ou moins inepte. Bref, revenir sur tout cela
aboutissait à se dégrader soi-même au travers d’une relation de faits
et de situations dépassés. L’on a mieux à faire que de se plaindre, ce
qui m’amène à clore cette rubrique-là de façon prématurée, et sans
regret.
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